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Politique

Souffrance animale : un cheval s’effondre à New-York et relance le débat autour des calèches touristiques

Les calèches touristiques soulèvent la question de la souffrance animale.
© TheUjulala / Pixabay

Le 10 août dernier, un cheval de calèche s'est écroulé sous la chaleur dans les rues de New York. Très relayée sur les réseaux sociaux, la vidéo a suscité l’émoi. Elle ravive le débat autour de l’interdiction des calèches touristiques.

La vidéo est devenue virale en quelques heures. Des policiers new yorkais arrosent copieusement un imposant cheval allongé sur le sol, visiblement en souffrance. Derrière lui, une calèche rouge et noire de laquelle pendent encore les harnais qui la reliaient à l’animal. Et tout autour, des passants attirés par ce triste spectacle. Nombreux sont ceux qui dénoncent la maltraitance des chevaux de calèche et qui demandent l'interdiction de ces dernières.

Un cheval de calèche s’effondre à New-York

Il s’appelle Ryder et est âgé de 14 ans. Ce cheval de calèche est devenu tristement célèbre ce mercredi 10 août. L’animal s’est effondré au sol dans le quartier de Manhattan, à New York. Contactée, la police est arrivée sur les lieux et a essayé de rafraîchir le cheval avec de la glace et de l’eau pendant près d'une heure. Il s’est finalement relevé, sous les applaudissements de la foule. L’animal a été transféré dans une écurie privée pour être pris en charge.

Pourquoi ce malaise ? Il est probable que l’animal ait été victime des fortes chaleurs : il faisait autour de 30°C à New York. Et les chevaux de calèche passent leurs journées à marcher sur l’asphalte brûlant dans la ville. Cependant, le syndicat des conducteurs de calèche a invoqué une autre raison : une maladie, la myéloencéphalite protozoaire, a été diagnostiquée par un vétérinaire. Cette infection neurologique peut entraîner des déséquilibres chez les animaux.

Une illustration de la souffrance animale

Quelle qu’en soit la raison, cet événement illustre la maltraitance dont sont victimes les chevaux de calèche, contraints de tirer un poids conséquent à longueur de journée, pour le seul plaisir des touristes. Et donc parfois sous des températures extrêmes. Mais surtout, les conducteurs de calèche ne sont pas toujours tendres avec leurs animaux : selon les témoins de la scène, lorsque Ryder s’est écroulé son cocher l’aurait fouetté et secoué violemment pour le forcer à se relever.

Les associations de défense des animaux se sont saisi de la polémique pour dénoncer l’industrie des calèches touristiques. PETA a ainsi été une des premières à partager la vidéo sur Twitter : "Les chevaux n’ont pas leur place dans les grandes villes", a commenté l'organisation. La branche française a également rappelé qu’un cheval de calèche est mort d’épuisement dans son box il y a quelques semaines.

Des interdictions existent déjà dans certaines villes

En juillet dernier, plusieurs membres du conseil municipal menés par Robert Holden ont proposé une loi pour interdire les calèches à New York. Ils souhaitent les remplacer par des voitures électriques d’ici 2024. De telles interdictions existent déjà dans plusieurs grandes villes comme à Montréal ou encore à Barcelone.

En France, rares sont les villes où les calèches sont interdites. Une pétition avait par exemple circulé en 2018 pour interdire les promenades en calèche à Périgueux, mais sans succès. Dans la plupart des grandes villes - Paris, Lyon, Lille... - il est possible de faire des tours en calèche. En théorie, la loi française peut punir de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende un individu faisant acte de maltraitance animale. Mais dans les faits, la souffrance des chevaux de calèche est rarement prise en compte.

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