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Entretiens

Prunelle, une assurance habitation éthique pour financer la transition écologique

Flavie Rollin, cofondatrice de Prunelle.
©Prunelle

Face à l’urgence climatique, Prunelle s’est lancé le défi de permettre aux Français de donner du sens à leur assurance habitation.

Garantissant une offre "fiable, éthique et transparente", Prunelle ambitionne de faire du secteur de l’assurance un acteur majeur de la lutte contre le dérèglement climatique. Comptabilisant d’ores et déjà de nombreuses pré-inscriptions, cette néo-assurance 100 % digitale s’apprête à lancer son offre d’ici à la fin de l’année. Cofondatrice du projet, Flavie Rollin revient, pour ID, sur les problématiques de ce secteur. 

Vous partez du postulat qu’en investissant dans une assurance habitation classique, les assurés contribuent directement au réchauffement climatique. Pourquoi ? 

Bon nombre d’assurés ne le savent pas, mais l’argent que les Français payent à leur assurance sert en grande partie à financer des secteurs qui sont à l’origine du dérèglement climatique, comme les énergies fossiles. Selon un rapport de l’AMF et de l’ACPR, les assurances ont investi plus de 48 milliards d’euros dans les secteurs du gaz, du pétrole et du charbon en 2020. 

Payer une assurance, c’est financer l’augmentation des risques contre lesquels on s’assure.

Cette situation est un véritable cercle vicieux : les assurances financent des secteurs qui accélèrent le réchauffement climatique lui-même à l’origine de la multiplication et de l’intensification des catastrophes naturelles. Ironie du sort, nous, les assurés, payons pour être protégés de ces catastrophes. C’est un non-sens, en payant une assurance classique, on finance donc l’augmentation des risques contre lesquels on s’assure. Avec les assurances, on a donc vraiment une posture de pompier pyromane, puisque d’un côté on éteint des feux, et de l’autre on les allume. 

La deuxième chose, c’est que le secteur de l’assurance est un des principaux financeurs de notre économie. Par ses choix, il contribue grandement à façonner le monde dans lequel on vivra demain. Et notre conviction chez Prunelle, c’est que cet argent peut être utilisé différemment et aligné avec les enjeux de notre siècle. 

Faire connaître ces problématiques au grand public est donc un enjeu majeur selon vous ? 

Bien sûr. J’ai à cœur de permettre aux gens de faire un choix. Mais pour cela, il est important de présenter concrètement les faits aux assurés. Dès lors, nous pouvons leur dire : "voilà la situation actuelle, et voici l’alternative que nous proposons". L’enjeu n’est pas tant de dire à tout le monde "venez chez Prunelle" que de faire connaître ce problème et de montrer qu’une solution pour y répondre existe. 

À la fin de l’année, on communique sur l’argent qui n’est pas utilisé pour le remboursement des sinistres, les assurés peuvent alors voter pour le projet ou l’association de leur choix, afin que l’argent soit reversé à celui qui leur tient le plus à cœur. 

Qu’est-ce qui fait de Prunelle une assurance habitation écologique ? 

Tout d’abord, il est important de comprendre que, de manière générale, lorsqu’une assurance récupère l’argent des assurés, cette somme est placée, en attendant de servir à rembourser des sinistres. 

Chez Prunelle, nous promettons deux choses : 

- L’argent des assurés est stocké sur des comptes à impacts. C’est plus précisément à la NEF, une coopérative bancaire finançant uniquement des projets environnementaux, sociaux et culturels, que l’argent de nos adhérents est conservé. Cet organisme publie chaque année une liste exhaustive de tous les projets qui sont financés, ce qui permet de connaître concrètement les secteurs qui vont être financés : mobilités douces, agriculture bas carbone, gestion des déchets… la liste est longue. 

- À la fin de l’année, on communique sur l’argent qui n’est pas utilisé pour le remboursement des sinistres. Les assurés peuvent alors voter pour le projet ou l’association de leur choix, afin que l’argent soit reversé à celui qui leur tient le plus à cœur. 

A la base, l’assurance est un bon principe : c’est un outil de solidarité au service d’une communauté qui se protège mutuellement. L’ambition de Prunelle est de repartir de cette vocation et de l’adapter aux enjeux de notre temps en créant une assurance digitale à la fois engagée, simple et de proximité. 

Quelles garanties offrez-vous pour assurer aux adhérents qu’ils seront bien protégés et remboursés en cas de sinistre ? 

Les garanties proposées par Prunelle font partie des plus élevées du marché et permettent à chaque assuré de bénéficier d’une protection optimale face aux risques qu’ils encourent. 

D’autre part, nous avons établi un partenariat avec un assureur mutualiste historique, Groupama Rhône-Alpes Auvergne qui assure le rôle de porteur de risque. Ainsi, si le montant des sinistres venait exceptionnellement à dépasser celui des cotisations, cela ne poserait pas de problème de remboursement. 

Chez Prunelle nous assumons le fait de ne pas pouvoir tout faire seuls : nous avons des partenaires qui adhèrent à notre engagement et qui l’acceptent, sans concession. Aujourd’hui, nous sommes une structure aussi fiable qu’engagée et il nous faut désormais encrer ce nouveau modèle d’assurance écologique dans le paysage français !