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Finance verte : la Caisse des dépôts se dote d'un plan d'exclusion sur le pétrole et gaz

©Leemage

Le groupe Caisse des dépôts (CDC) a annoncé jeudi s'être doté d'une politique d'exclusion des hydrocarbures non-conventionnels de ses investissements, qui s'ajoute à de nouvelles mesures visant à durcir encore sa politique vis-à-vis du charbon.

Le groupe, via la Caisse elle-même et ses filiales Bpifrance et Sfil, "met en oeuvre une politique d'exclusion des hydrocarbures non conventionnels. Il n'investira pas et ne financera pas les entreprises dont l'exposition au pétrole et gaz de schiste, sables bitumineux et ressources issues de la zone arctique représente plus de 10 % du chiffre d'affaires, ni aucun projet dédié d'énergie non conventionnelle", a-t-il fait savoir dans un communiqué à l'occasion du Climate Finance Day, colloque de réflexion sur la finance et le climat organisé à Paris.

Par ailleurs, il ne réalisera pas de nouveaux financements dédiés à des projets d'infrastructures pétrolières nouvelles (greenfield). "Les entités du groupe s'engagent en outre à analyser la convergence des trajectoires des sociétés et des projets avec les scénarios permettant de limiter le réchauffement climatique à 1,5° et leur exposition au risque de transition. Ces éléments pourront amener les entités du groupe à renforcer ou dégrader l'appréciation d'une société, jusqu'à l'exclusion possible de certains actifs de leur portefeuille", est-il ajouté.

À ces annonces se sont ajoutés de nouveaux engagements concernant sa politique d'exclusion du secteur du charbon. Ainsi, à compter de 2021, le groupe exclura "de ses financements et investissements" les entreprises qui produiront "plus de 10 millions de tonnes de charbon thermiques ou qui produiront plus de 10 gigawatts d'électricité à partir de charbon par an", détaille le communiqué. Les sociétés "développant plus de 300 mégawatts de nouvelles capacités dans le secteur du charbon thermique seront également exclues", précise-t-il.

"Manque d'ambition" pour les ONG

Dans un communiqué, les associations Reclaim Finance et les Amis de la Terre ont toutefois déploré le "manque d'ambition" de ces engagements, appelant à "arrêter dès aujourd'hui d'exploiter toute nouvelle réserve d'hydrocarbures et de développer toute nouvelle infrastructure polluante". "En l'état, la politique (de la Caisse des dépôts) lui permet de soutenir de nouveaux projets gaziers partout dans le monde. En outre, la CDC pourra continuer de soutenir Total ou de nombreuses autres entreprises actives dans le secteur, sans les obliger à renoncer immédiatement à leurs nouveaux projets d'hydrocarbures", soulignent-elles.

Concernant le charbon, la Caisse des dépôts "améliore très légèrement sa politique en adoptant des seuils d'exclusion fondés sur la production absolue des entreprises. Mais de nombreux critères lui manquent pour se doter d'une politique robuste de sortie" et elle "ne s'engage pas même à réduire à zéro sa propre exposition au charbon", déplorent ces associations.

Avec AFP.

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