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Analyses

Finance durable : quelles sont les différentes approches de l’ISR ?

©NamtipStudio/Shutterstock

En fonction de l'approche retenue, les critères de sélection des entreprises peuvent grandement varier d'un fonds ISR à un autre. De quoi parle-t-on exactement ? 

Il existe différentes approches ISR pour constituer son portefeuille. Selon son objectif et sa stratégie, chaque fonds détermine les critères qu’il va appliquer à son univers d’investissement. Parmi cette diversité d’approches, on distingue généralement :

L’exclusion

De nombreux fonds ISR pratiquent une politique d’exclusion, qui peut prendre différentes formes. L’exclusion normative élimine les émetteurs ne respectant pas certaines normes ou conventions internationales (droits de l’homme, convention de l’OIT, Pacte Mondial, etc.). Elle se distingue de l’exclusion sectorielle, dans laquelle les fonds excluent entièrement des secteurs d’activité jugés néfastes pour la société ou l’environnement, tels que le tabac, l’armement ou encore les énergies fossiles.

La sélection ESG

Au-delà de l’exclusion, certains fonds vont plus loin et sélectionnent les valeurs en fonction de la note qui leur est attribuée sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). On distingue d’un côté le best-in-class, qui vise à sélectionner les entreprises ayant les meilleures notes en matière d’ESG au sein de chaque secteur d’activité (cette approche dominait les encours des fonds ouverts ISR (63%) en fin d’année 2019, d’après une étude de l’AFG), et le best-in-universe, qui consiste à choisir les acteurs les mieux notés en matière d’ESG, et ce sans contrainte sectorielle. Cette approche peut donc éliminer des secteurs entiers.

L’approche thématique

D’autres fonds sélectionnent pour leur part des valeurs alignées sur le développement durable. L’approche thématique consiste à investir dans des secteurs tels que les énergies renouvelables ou l’eau. Plébiscités notamment peur leur lisibilité, les fonds thématiques constituaient en décembre 2021 un quart des fonds durables en France pour un encours total de 233 milliards d’euros, selon une étude de Novethic. "Lorsqu’un épargnant choisit un fonds thématique, il sait exactement dans quoi il va opérer, car les investissements sont alignés avec les thématiques auxquelles il souhaite contribuer", analyse Thiên-Minh Polodna, chargé de mission pour le Forum d’Investissement Responsable (FIR).

L’impact investing

Né dans la sphère du capital-investissement, l'impact investing (ou investissement à impact) se diffuse depuis quelques années dans l'univers des actifs cotés. Cette approche vise à "générer, en plus d’une performance financière, un impact positif mesurable sur la société et/ou l’environnement."  Les fonds d'impact doivent notamment clairement afficher leur intention de générer un impact social et/ou environnemental, et déployer des indicateurs pour mesurer et suivre ces impacts. 

L’engagement actionnarial consiste à influencer le comportement des émetteurs en favorisant l’adoption de pratiques responsables. Cette influence peut s'exercer par le biais d’un dialogue suivi avec les entreprises ou encore d’une participation active aux assemblées générales. 

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