Environnement

Rugy défend un étiquetage strict des véhicules diesel

©EricFEFERBERG/AFP

Invité dans la matinale d'Europe 1 ce 12 février, le ministre de la Transition écologique plaidait au micro d'Audrey Crespo-Mara, pour un étiquetage strict des véhicule diesel avec la vignette Crit'Air 1. Un débat qui divise en ce moment le gouvernement. 

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a défendu mardi le bien fondé de l'étiquetage "Crit'Air" strict actuellement appliqué aux véhicules diesel, alors que plusieurs ministres ont récemment exprimé des points de vue contradictoires sur le sujet.

"C'est un vieux débat en France. Certains constructeurs de moteurs diesel disent, +les derniers diesel sont aussi propres que l'essence+, le problème c'est qu'ils émettent des particules très fines donc moi je crois qu'il ne faut pas envoyer des signaux contradictoires sur la question de la pollution de l'air", a affirmé François de Rugy sur Europe 1.

"Plus les particules sont fines, plus elles passent dans les poumons, puis dans notre sang, donc elles sont fixées par le corps humain", a-t-il argumenté.

Le ministre était interrogé sur le sujet alors que plusieurs membres du gouvernement ont exprimé des points de vue contradictoires sur le sujet du diesel. En question notamment, l'impossibilité pour les véhicules roulant au gazole de prétendre à la vignette Crit'Air 1 qui caractérise les véhicules les moins polluants (hors électriques).

Le gouvernement divisé

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est par exemple montré ouvert à "discuter" du sujet, en fonction des évaluations environnementales des véhicules, alors que le quotidien Le Monde avait avancé que Bercy réfléchissait à ouvrir la vignette Crit'Air 1 aux diesels récents.

A l'inverse, la secrétaire d'Etat à la transition écologique Emmanuelle Wargon s'est elle fermement opposée à une révision de cette classification des véhicules.

Toutefois, François de Rugy a défendu la nécessité d'un "travail d'accompagnement de la filière diesel" française.

"Il y a des entreprises, notamment des sous-traitants de l'automobile qui ne faisaient que ça et il faut les accompagner pour qu'ils puissent se reconvertir notamment vers les moteurs essences, les moteurs électriques, les moteurs hybrides", a indiqué le ministre.

Avec AFP.