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Environnement

Pour préserver la planète, ils et elles disent “non” à la parentalité

Selon une enquête publiée en 2021 par The Lancet, 39% des jeunes de 16 à 25 ans "hésitent à faire des enfants" à cause du changement climatique.
©Paul Hanaoka/Unsplash

Face à l’explosion démographique et à la crise climatique, des femmes et des hommes ont décidé de renoncer à la maternité et à la paternité. ID a recueilli leur parole. 

Ce 15 novembre, la population mondiale a passé le cap des 8 milliards. Un chiffre qui devrait augmenter pour atteindre 9,7 milliards en 2050, selon un rapport de l’ONU. Face à ces prévisions, des hommes et des femmes font le choix de ne pas avoir d’enfant afin de ne pas contribuer à la surpopulation de la planète. C’est notamment le cas d’Alexis, 33 ans, professeur de piano qui se revendique du mouvement “childfree” (ne pas vouloir d’enfant). “Il faudrait limiter la population. Avoir un enfant ne fait qu’entretenir le système dans lequel on vit depuis des générations. Or, aujourd’hui, nous devons changer notre mode de consommation”, indique-t-il. 

Un constat partagé par Isabelle, 30 ans, entrepreneure. “Une des façons les plus simples de réduire les émissions de gaz à effet de serre, c’est de faire baisser la population, notamment dans les pays européens”, lance-t-elle. 

“Je ne souhaite pas avoir un enfant dans un monde aussi pollué” 

L’écoanxiété joue également un rôle dans ce refus de la parentalité. Selon une enquête publiée en 2021 par The Lancet, menée auprès de 10 000 personnes dans dix pays de tous les continents, 39% des jeunes de 16 à 25 ans "hésitent à faire des enfants" à cause du changement climatique. “Je ne souhaite pas avoir un enfant dans un monde aussi pollué”, confie Cyrielle, 28 ans, webdesigner.  

Comme elle, Jérémy, 34 ans, directeur d’un cinéma, se dit inquiet face à l’état du monde. “Je n’ai pas envie d’être père dans une société qui ne tourne pas rond. Il y a de plus en plus d’égoïsme. Les gens sont centrés sur eux-mêmes. A cela s’ajoutent la crise énergétique, les problèmes pour se loger ou encore pour se nourrir”, égraine-t-il.  

Convaincu par son choix, le trentenaire a entamé des démarches pour se faire stériliser. “Je le fais notamment pour que ma compagne évite de se tourner vers une contraception à base d’hormones”, déclare-t-il. 

Un sujet encore tabou 

Alexis souhaite également sauter le pas. “J’envisage la vasectomie mais je veux en discuter avec plusieurs médecins avant de franchir le cap. Je veux le faire avec une personne qui comprenne bien mon choix”, explique-t-il. 

Si pour certains et certaines le non-désir d'enfant est plutôt bien accueilli dans leur entourage, pour d’autres le sujet reste tabou. “Certains me disent que je rate quelque chose ou que je vais finir par changer d’avis”, raconte Isabelle, qui doit jongler avec les remarques de sa famille. Même son de cloche du côté de Lena, 26 ans, consultante en création de coopératives. “J’ai l’impression que ce choix est perçu comme futile ou régi par un effet de mode. Décider de ne pas avoir d’enfant pour des motivations écologiques devrait être autant entendable et respectable que la volonté d’en faire.” 

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