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Environnement

Pollution plastique, disparition de la faune marine et tri des déchets... Le débrief' de la semaine

©Big Foot Productions/Shutterstock

Que ne fallait-il pas manquer cette semaine sur ID ? Nous ingérons jusqu'à 5 grammes de plastique par semaine selon un nouveau rapport du WWF, 17 % des animaux marins pourraient disparaître d'ici 2100 si le taux de CO2 poursuit sa trajectoire actuelle et l'engagement des grandes chaînes de restauration rapide pour le tri de leurs déchets. 

Nous mangeons jusqu’à 5 grammes de plastique chaque semaine

Le plastique est partout, même dans notre estomac. Selon un rapport publié le 11 juin par le WWF, un individu pourrait ingérer jusqu’à 5 grammes de plastique chaque semaine, soit l’équivalent d’une carte de crédit. Plus précisément, un être humain avalerait 2 000 micro-pièces et particules chaque semaine, soit 250 grammes par an. Parmi les produits de consommation analysés, l’eau en bouteille serait la plus contaminée par le plastique, suivie des fruits de mer, de la bière et du sel.

"C’est un signal d’alarme pour les gouvernements : les plastiques ne polluent pas juste nos rivières et nos océans, ils ne tuent pas seulement la vie marine, mais ils sont en chacun d’entre nous", a déclaré dans un communiqué Marco lambertini, directeur général du WWF International. Celui-ci a notamment appelé à agir "au niveau des gouvernements, des entreprises, des consommateurs" et à trouver "un traité mondial" contre la pollution de l'océan, avec des objectifs nationaux. De son côté, la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson a annoncé qu’elle saisirait l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) "pour qu’elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu’il en est pour les Français".

17 % d’animaux marins pourraient disparaître d’ici 2100 si rien ne change

Une nouvelle étude réalisée par 35 chercheurs internationaux et publiée dans la revue américaine PNAS dresse un constat alarmant pour les océans : 17 % des animaux marins (poissons, invertébrés, mammifères) pourraient disparaître d’ici 2100 si le taux d’émissions de CO2 garde sa trajectoire actuelle. À l’inverse, si l’on parvient à garder un réchauffement en dessous de 2 °C, ce déclin se limiterait à 5 %. "Quels que soient les scénarios d'émissions, la biomasse globale des animaux marins déclinera, poussée par une hausse de la température et un recul de la production primaire", soulignent les chercheurs. L’étude précise également que cette disparition aurait un impact désastreux sur la biodiversité, mais également sur la sécurité alimentaire. "Nos résultats montrent clairement les bénéfices à tirer d’une réduction des émissions", concluent les chercheurs. 

Tri des déchets : les géants du "fast food" s’engagent enfin

Ils n’ont plus le choix : lors d’une rencontre organisée au ministère de la Transition écologique et solidaire le 11 juin dernier, quinze enseignes de la restauration rapide ont signé le "contrat d’engagement de la restauration rapide pour le tri des déchets", que leur avait présenté fin mai la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson. Dans le cadre de ce contrat, ces géants du "fast food", dont McDonald’s, KFC, Burger King, ou encore Starbucks, devront trier les déchets dans 70 % de leurs restaurants d'ici fin 2019, 90 % fin 2020 et 100 % fin 2021. S'ils ne respectent pas les accords figurant dans le texte, ceux-ci s’exposent à "des amendes et des sanctions pénales" a précisé Brune Poirson.

Le Premier ministre promet "une accélération écologique"

Edouard Philippe s’est exprimé face à l’Assemblée nationale, mercredi 12 juin, pour y présenter les grandes réformes du gouvernement à venir. C’est lors de son allocution que le Premier ministre a promis une "accélération écologique" en France dans les 12 prochains mois. "Plus personne n’a aujourd’hui le monopole du vert", a-t-il déclaré avant de reconnaître qu’il avait mis "du temps (…) à considérer que ces enjeux étaient aussi urgents que la défense de l’emploi ou de la sécurité". "Partout nous constatons les dérèglements climatiques, les pollutions de l’air, des sols et des mers, qui menacent notre santé et la biodiversité", a-t-il ensuite ajouté.

Côté transition énergétique, le Premier ministre a annoncé une hausse du rythme des appels d’offre pour l’éolien en mer : avec la baisse des coûts constatés, "nous pourrons augmenter le rythme des futurs appels d’offre à un gigawatt par an". Il a également annoncé une "remise à plat" des aides à la rénovation énergétique des bâtiments : "Nous transformerons le crédit d’impôt de transition énergétique en une aide plus massive, en faveur de ceux qui en ont le plus besoin". Edouard Philippe a enfin assuré que "tous les produits en plastique jetables de l’administration" seraient interdits dès 2020, avant d’annoncer que "le projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire" sera une des trois priorités de la rentrée parlementaire de septembre.

11 millions d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables dans le monde en 2018

Les énergies renouvelables sont créatrices d’emplois. Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), 11 millions de personnes à travers le monde travaillaient dans ce secteur en 2018, un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente. C’est majoritairement en Chine, au Brésil, aux États-Unis, en Inde, ainsi que dans certains pays de l’Union européenne que ces emplois se concentrent. L’énergie solaire photovoltaïque et l’éolien restent les secteurs les plus attractifs. 

Des militants écologistes condamnés pour avoir décroché le portrait d’Emmanuel Macron

La sentence est tombée : six personnes ont été condamnées le 12 juin par le tribunal de Bourg-en-Bresse à des amendes pouvant aller jusqu'à 500 euros, pour avoir décroché le portrait officiel d’Emmanuel Macron dans les mairies. Pour rappel, depuis février 2019, plusieurs militants écologistes se sont rendus dans les mairies pour y décrocher les portraits du président français, une action de désobéissance civile visant à dénoncer l'inaction climatique du gouvernement.  

Au total, 61 portraits ont été décrochés, 99 personnes auditionnées, dont 61 placées en garde à vue, et 10 procès sont prévus. Le tout premier se déroulait donc à Bourg-en-Bresse, où le tribunal a condamné cinq militants d'ANV-COP21 à une amende de 500 euros avec sursis, et le sixième à une amende de 250 euros ferme. Ils avaient participé à une action de décrochage de portrait en mars dernier à la mairie de Jassans-Riottier.