"La surveillance officielle menée dans les trois kilomètres autour du foyer identifié le 3 novembre à Seignosse a permis de mettre en évidence un nouveau résultat positif confirmé (mardi) par le laboratoire national de référence", écrit la préfecture de Nouvelle-Aquitaine. Ce ver ravageur et translucide, de moins d'un millimètre, a été repéré sur "un pin présentant des symptômes de dépérissement", "au sein d'un parc de propriété privée".
Le conifère a été "abattu" et "broyé selon un protocole sécurisé", détaille la préfecture qui va publier un nouvel arrêté afin de modifier le périmètre de la zone délimitée. Depuis sa détection, une course contre la montre s'est engagée pour parvenir à son éradication avec l'abattage des pins dans une "zone infestée" de 500 mètres autour des conifères contaminés et en retirant, d'ici au 31 mars, les arbres morts d'une zone tampon 20 kilomètres, selon un premier arrêté publié fin novembre.
"Une menace sanitaire majeure"
"De nouveaux prélèvements ont été réalisés par sécurité" et "le dispositif de surveillance va être renforcé dans ce secteur", précise encore le communiqué. Classé "organisme de quarantaine prioritaire" par la législation européenne, le nématode du pin est considéré par les autorités comme "une menace sanitaire majeure" pour les forêts de résineux.
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Le "Bursaphelenchus xylophilus", qui a déjà sévi en Asie puis au Portugal et en Espagne, se transmet par un insecte vecteur de type coléoptère. Sa prolifération bloque la circulation de la sève, conduisant à une mort rapide des arbres infestés. Le massif des Landes de Gascogne, qui recouvre plus d'un million d'hectares dans les départements des Landes, de la Gironde et du Lot-et-Garonne, est composé à 75 % de pins maritimes, dont dépend l'essentiel de l'industrie sylvicole.
Avec AFP.