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Environnement

À Marseille et en Corse, des collectifs se mobilisent contre les navires de croisière

Paquebot Costa Smeralda à propulsion au gaz naturel liquéfié, de la compagnie italienne Costa Croisière.
©Capture d'écran Twitter/@costacroisieres

Les mouvements contre l’accueil des bateaux pollueurs prennent de plus en plus d’ampleur à Marseille et en Corse. Chaque été, les deux destinations connaissent des pics de pollution à cause d’une activité portuaire intensive.

Un défilé continu des navires de croisière : c’est ce que vivent les Marseillais et les Corses pendant la période estivale. Des millions de croisiéristes font escale chaque année dans le port de Marseille, de Bastia et d’Ajaccio. Un tourisme intensif qui rejette une quantité conséquente de CO2 dans les villes côtières. Plusieurs associations et collectifs de riverains réclament aujourd’hui une zone de réglementation des émissions de polluants en Méditerranée.

Une augmentation des croisières

Les croisières n’ont jamais autant séduit les touristes. Depuis une dizaine d’année, le marché connaît une augmentation constante. L’année dernière, ce sont près d’1,2 millions de passagers qui ont transité par Le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM). Cet été, le nombre total de passagers qui débarqueront en Corse est estimé à 500 000 selon la Chambre de commerce et d’industrie de Bastia.

Cette pollution, la partie nord de Marseille en fait les frais à chaque période estivale. Les 170 000 habitants de la zone vivraient dans une zone polluée. Selon l'Agence européenne de l'environnement, Marseille dépasserait "très largement les limites réglementaires en termes d'émission de dioxyde d'azote, fixées à 40 µg/m3, avec des taux de 79 µg/m3 en moyenne annuelle". Air Paca estime que cette pollution serait responsable de 2500 décès par an dans la cité phocéenne.

Face à la reprise intensive de l’activité portuaire d’après-covid, de nombreux collectifs et associations montent au créneau à l'image d'Extinction Rebellion, Global Earth Keeper ou Respirer tue. Les militants réclament une diminution du flux de bateaux polluants dans les ports de Marseille et de Corse.

Montée des contestations

Ces mouvements anti-paquebots ont pris de l'ampleur ces dernières semaines. Depuis cet été, une dizaine de collectifs s’active pour dénoncer cette pollution marine. La mairie de Marseille prend également part à la lutte. A travers une pétition, qui réunit déjà plus de 35 000 signatures, la municipalité demande l’interdiction des escales pour les navires les plus polluants durant les pics de pollution. "On a des bateaux de croisière qui salissent, qui crachent leur fumée sur nos rives en toute impunité et ça, ça n’est plus possible", s’insurge le maire de Marseille, Benoît Payan (Printemps Marseillais) dans une vidéo publiée sur le site de la mairie.

Il y a quelques semaines, le parti politique nationaliste Core in Fronte, qui accuse les autorités corses de fournir un effort insuffisant dans la régulation des flux des bateaux de croisières, avait organisé une opération de blocage des bateaux à Ajaccio. 

L’Organisation Maritime Internationale (OMI), responsable des transports maritimes, aura pour objectif d'examiner les revendications du maire de Marseille et des associations. Ces derniers lui demandent de revoir sa réglementation en matière de flux de bateaux transitants par le port de Marseille.

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