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Environnement

Les urbains franciliens renouent avec les grands espaces verts de leur région

©Akugasahagy/Shutterstock

Enfin "revoir de la verdure!". Privés de nature pendant 50 jours, les urbains franciliens renouent avec les grands espaces verts de leur région, comme la forêt de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), prise d'assaut dès les premiers jours du déconfinement.

"C'est un immense bonheur, une bouffée d'air frais": pour Sylvie Vaillant, 60 ans, cette forêt domaniale de 3.500 hectares qui accueille quelque trois millions de visiteurs par an, "c'est un lieu de liberté" retrouvée, un "horizon qui se dégage".

C'est la première fois depuis la mi-mars que cette retraitée de Saint-Germain revient se promener en lisière du massif forestier, ancienne chasse royale lovée dans une boucle de la Seine, à 25 km à l'ouest de Paris. Au milieu des chênes et des hêtres vénérables peuplés de chants d'oiseau, la sexagénaire se sent "régénérée".

Avant, "on était en semi-liberté", confirme son amie Christine Lerat, 55 ans. Autour d'elles, leurs chiens font de joyeuses embardées dans les herbes hautes au milieu d'assistantes maternelles promenant leurs poussettes.

La sylvothérapeute Valérie Pantel, installée dans les Yvelines, l'assure: ce simple contact avec la nature "diminue la fatigue physique, le stress" et "renforce le système immunitaire et cardiovasculaire". Marchant avec son fils de cinq ans dans une des allées cavalières de Saint-Germain, Alison Freyne, 37 ans, qui vit en appartement, en ressent déjà tous les bienfaits. Pouvoir revenir en forêt, "c'est un énorme soulagement, même s'il y a pas mal de monde" car "on a tous la même idée", s'amuse-t-elle.

Pour Benjamin Grange, venu lui aussi se promener avec ses deux fillettes de Sartrouville (Yvelines), la décision de rouvrir les forêts était "logique": ici "il y a de l'espace pour tout le monde" et les enfants "ne sont pas tentés de se rapprocher entre eux".

S'il n'y a plus de restriction sur le temps passé dehors, des contraintes physiques (groupes limités à 10 personnes, distanciation de 10 m avec joggeurs ou cyclistes, masque à porter si on rencontre d'autres personnes extérieures à son cercle habituel) pèsent cependant sur les promeneurs, rappelle le maire DVD de la ville Arnaud Péricard.

Il dit s'être "battu avec un certain nombre d'autres maires d'Ile-de-France, notamment ceux de Rambouillet et de Fontainebleau" pour obtenir cette réouverture au public. "Il faudra faire des rappels" pour faire respecter les consignes, mais l'édile se dit contre la verbalisation à tout crin en forêt: "Je fais confiance à la responsabilité individuelle".

Courir en "heures creuses" 

Aux promeneurs et aux sportifs de s'auto-réguler donc, comme le prône Solenne Guénard, une joggeuse de 30 ans, masque noir sur le visage. Selon elle, depuis le début de la semaine, il faut parfois jouer des coudes à certaines heures de la journée dans les allées. Du coup, elle préfère "venir à des heures creuses". Pour cette juriste en télétravail, il s'agit "de rester responsable (...) pour soi et pour les autres".

En revanche, s'il prend bien garde à s'éloigner des promeneurs qu'il croise, Frank Joullié, un joggeur de 31 ans, ne se voit "pas courir avec un masque" sur le visage. Asthmatique, il dit en effet avoir "peur de suffoquer". Mais il dit se sentir déjà "complètement en sécurité" sur le plan sanitaire: "même quand on se croise entre joggeurs, on marque un mètre cinquante, deux mètres naturellement". Et s'il faut laisser 10 mètres de distance, ici c'est "réalisable", estime ce commercial en "chômage forcé".

L'ouverture des parcs et jardins en ville, pas encore à l'ordre du jour en "zone rouge", "permettrait d'avoir de plus grands espaces" pour tous, suggère de son côté Solenne Guénard. En attendant, les communes vertes comme Saint-Germain s'attendent à un afflux massif de Parisiens et d'habitants de petite couronne, privés de leurs jardins publics, durant le week-end.

Avec AFP.

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