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Environnement

Le trou de la couche d'ozone a exceptionnellement rétréci

© Shutterstock /studio23

La NASA (National Aeronautics and Space Administration) et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) ont annoncé que le trou dans la couche d'ozone en cette année 2019 a été le plus petit jamais enregistré. Un changement qu'elles associent à des conditions météorologiques inhabituelles. 

Selon les mesures satellitaires de la NASA et de la NOAA publiées cette semaine, le trou dans la couche d'ozone a exceptionnellement rétréci. "C'est une excellente nouvelle pour l'ozone dans l'hémisphère Sud", a affirmé Paul Newman, scientifique en chef des sciences de la Terre au Goddard Space Flight Center de la NASA. Ce dernier a par ailleurs souligné dans le rapport de la NASA : "ce que nous observons cette année est dû à la hausse des températures stratosphériques. Ce n'est pas un signe que l'ozone atmosphérique est soudain en passe de se rétablir". 

Ce rétrécissement exceptionnel serait ainsi dû à des conditions météorologiques hors-normesCela fait trois fois en quarante ans que ce phénomène se produit, mais la NASA précise toutefois qu'il n’y a pas de lien identifié entre l’apparition de ces "modèles uniques" et les changements climatiques. 

Plus globalement, la couche d'ozone serait en voie de guérison grâce aux mesures prises "pour limiter l'usage de produits tels que les gaz réfrigérants ou les aérosols". Les scientifiques ont en effet découvert il y a quelques décennies que les gaz CFC, qui servent à fabriquer des frigos et des aérosols, sont notamment à l'origine de la destruction de la couche d'ozone. En 1987, des mesures prises dans le cadre du Protocole de Montréal ont prévu notamment "l'interdiction progressive de certains produits chimiques tels que les chlorofluorocarbures, utilisés particulièrement dans l'industrie du froid et connus pour leur contribution à la dégradation de la couche d'ozone". 

Un bref rappel

Le trou dans la couche d'ozone de l'Antarctique se forme à la fin de chaque hiver dans l'hémisphère Sud, rappelle la NASA dans son communiqué. Sa taille maximum mesure près de 20,7 millions de km2. Mais son envergure a atteint cette année 16,4 millions de km2  et s'est, petit à petit, réduite jusqu'à atteindre moins de 10 millions de km2 au mois d'octobre. Pour rappel, le trou d'ozone est situé à une quinzaine de kilomètres de la Terre. La couche d'ozone permet de nous protéger des rayons UV du soleil à l'origine de nombreuses maladies comme le cancer de la peau et l'endommagement des plantes. 

Les scientifiques ont affirmé qu'ils "s’attendent à ce que l’ozone antarctique revienne au niveau de 1980 autour de 2070". 


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