Environnement

Plastique à usage unique : le Sénat repousse d'un an l'interdiction de certains objets

© Stephane Bidouze /shutterstock

Alors que l'Assemblée nationale avait voté en septembre 2018 l'interdiction de la mise sur le marché de certains objets en plastique pour 2020, le Sénat vient de repousser cette interdiction à 2021.

Dans le cadre de l'examen du projet de loi Pacte, le Sénat a adopté mercredi 30 janvier un amendement, porté par la sénatrice LR Élisabeth Lamure, visant à repousser l'interdiction des objets en plastique à usage unique de 2020 à 2021 - interdiction entrée en vigueur le 30 octobre 2018. La disposition prévoit toujours l’interdiction au 1er janvier 2020 des gobelets, verres et assiettes jetables en plastique, cependant elle repousse au 1er janvier 2021 celle des pailles, couverts ou encore des bâtonnets mélangeurs.

"La liste des produits visés a pour une large part été étendue par la loi "Egalim" sans que n’aient été examinés ni l'impact pour un certain nombre d'entreprises et d'emplois en France, ni l'articulation avec les textes européens", peut-on lire dans l'amendement en question. 1500 à 2000 emplois de la filière du plastique seraient menacés selon les sénateurs, qui souhaitent également s'aligner avec l'interdiction des objets en plastique à usage unique votée par les eurodéputés en octobre 2018 et prévue pour 2021, afin d'éviter notamment aux entreprises françaises une "concurrence déloyale" vis-a-vis des pays voisins.

Cinq ONG -dont Surfrider Foundation Europe, Zero Waste France, Cantine sans plastique, No plastic in my sea et Bas les pailles - ont rapidement réagi via un communiqué dans lequel elles "appellent les parlementaires à ne pas reculer face à la pollution plastique". Pour Diane Beaumenay-Joannet de Surfrider Foundation Europe, “l'adoption de cet amendement va à l'encontre de l'ambition du gouvernement d'atteindre "zéro plastique rejeté en mer en 2025" tel que prévu dans le Plan biodiversité en juillet 2018. Rappelons au passage que le plastique représente à lui seul 70% des déchets marins et a des conséquences dévastatrices sur la faune marine et les oiseaux de mer, comme le précise Greenpeace France.


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