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Environnement

"L'Affaire du Siècle" : Édouard Philippe conteste les accusations "d'inaction climatique"

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La pétition "L'Affaire du siècle", lancée par quatre ONG pour soutenir l'action en justice contre l'État pour "inaction climatique", a recueilli à ce jour plus de 2 millions de signatures. Dans un communiqué, le Premier ministre Édouard Philippe a salué cette mobilisation mais conteste l'accusation d'"inaction climatique".

Le 17 décembre 2018, quatre ONG - la Fondation pour la Nature et l'Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France - ont décidé d'attaquer l'État en justice pour "inaction" face au changement climatique. La pétition lancée par les ONG pour soutenir cette action en justice a recueilli à ce jour plus de 2 millions de signatures, devenant la pétition la plus signée de France. Après avoir reçu les ONG à Matignon jeudi 14 février, le gouvernement a finalement donné une réponse.

Dans un communiqué, Édouard Philippe a salué la mobilisation des Français signataires de la pétition mais a contesté l'accusation d'"inaction climatique". "La France est parmi les pays les plus actifs pour lutter contre le dérèglement climatique, et l'un des moins émetteurs des pays développés", a tenu a rappelé le Premier ministre avant d'ajouter, "Nous respectons nos engagements européens et internationaux : les objectifs de 2020 en matière d'émissions de gaz à effet de serre seront atteints". Le Premier ministre a également invité les Français signataires de la pétition à s'investir "pleinement" dans le Grand Débat afin de "contribuer à identifier les mesures qui permettront de mieux accompagner les Français qui souhaitent agir pour le climat".

"C'est bien notre affaire à tous"

Le ministre de la Transition Écologique et Solidaire, François de Rugy, a également réagi sur Twitter en assurant que le climat était bien "notre affaire à tous". "Je salue cette mobilisation d'une importante inégalée et partage votre impatience, votre aspiration à aller plus vite, plus loin, plus fort pour le climat", peut-on lire dans son communiqué. Comme le Premier ministre, il rappelle que le "gouvernement actuel est nul sans doute celui qui a poussé l'ambition le plus haut en fixant dès le début du quinquennat l'objectif d'atteindre zéro émission de CO2". Mais selon lui, les mesures mises en place par le gouvernement "sont loin de susciter une adhésion évidente et systématique de la part des citoyens". Dans le sillage des gilets jaunes, il évoque notamment la taxe carbone qui serait "un outil nécessaire pour réduire nos émission de gaz à effet de serre", de même que le développement des énergies renouvelables qui "rencontre son lot d'oppositions, y compris parmi les défenseurs de l'environnement".