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LE RÉCAP'

G7 à Biarritz, Convention citoyenne climat, arrêté anti-pesticides suspendu... Ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine

©Nel727/Shutterstock

Cette semaine, dans l'actualité durable : à Biarritz, le G7 a débloqué une aide d'urgence de 20 millions de dollars pour l'Amazonie ; le tirage au sort des 150 Français qui participeront à la Convention citoyenne pour le climat a débuté, et l'arrêté anti-pesticides pris par le maire de Langouët a été suspendu par le tribunal administratif de Rennes.   

Boudé avant même son commencement la semaine dernière par plusieurs ONG environnementales notamment déçues par le faible nombre, selon celles-ci, d'accréditations leur étant accordées cette année par le gouvernement, le G7 s'est tenu à Biarritz les 24, 25 et 26 août. 20 millions de dollars ont été proposés à l'occasion de ce G7 pour combattre les incendies en Amazonie. En amont de ce G7, le président de la République Emmanuel Macron avait indiqué : "Au cœur de ce G7 pour lutter contre les inégalités, il y aura le sujet du climat, de la biodiversité. Là aussi vous savez nos désaccords entre certains pays en particulier avec les États-Unis d’Amérique. Mais j’ai voulu que ce G7 soit utile et donc nous devons répondre à l’appel de l’océan qui est derrière moi ici à Biarritz et à l’appel de la forêt qui brûle aujourd’hui en Amazonie de manière là aussi très concrète."

L'aide financière a dans un premier temps été rejetée par le Brésil, tandis qu'un véritable bras-de-fer s'est tenu entre le président brésilien Jair Bolsonaro et Emmanuel Macron. Retournement de situation le lendemain : selon l'AFP, "le Brésil s'est finalement dit 'ouvert' à une aide financière 'd'organisations étrangères et même de pays' pour lutter contre les incendies en Amazonie à condition de contrôler les fonds", alors que ces incendies "menacent un accord de libre-échange UE-Mercosur négocié depuis 20 ans". Un premier "avion G7" est entré en action au Paraguay le 29 août, suivi par d'autres dans les heures suivantes, toujours selon l'AFP

Greenpeace France a toutefois déploré, dans un tweet, que le président de la République n'aborde pas le sujet des causes des incendies :

Si plusieurs mesures environnementales ont été annoncées à l'occasion de ce G7 (Charte pour la biodiversité, doublement des contributions au Fonds vert pour le climat etc.), en marge de ce sommet, plusieurs militants écologistes (ANV COP 21Alternatiba et Bizi) ont exhibé des portraits d'Emmanuel Macron à Bayonne, afin de dénoncer ce qu'ils qualifient de "politique climaticide" de la part du président de la République. 

Convention citoyenne pour le climat : et si votre téléphone sonnait ?

150 Français doivent participer à la Convention citoyenne climat visant à répondre, selon Emmanuel Macron, "au grand débat né de la crise de 'Gilets jaunes'". L'objectif : que soient proposées des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique, rappelle l'AFP. Comment sont sélectionnés ces Français ? Précisément par un tirage au sort qui a débuté le 26 août et qui s'achèvera fin septembre. La première réunion est prévue début octobre. "Le tirage au sort des 150 citoyens est une étape clé qui doit permettre que la convention soit une France en petit", ont indiqué Thierry Pech et Laurence Tubiana, coprésidents du comité de gouvernance de la Convention citoyenne pour le climat dans un communiqué.  250 000 personnes doivent être appelées, avant que 150 d'entre elles ne soient sélectionnées. "Les 150 citoyens bénéficieront d'une indemnisation, sur le modèle des jurés d'assises (86 euros par jour à quoi s'ajoute une indemnité de perte de revenue), précise également le communiqué. Les frais de transport, d'hébergement et de restauration seront également pris en charge, et une indemnité de garde d'enfants sera mise en place". 

Un arrêté anti-pesticides suspendu

Rappelez-vous : le 22 août dernier, le maire de Langouët en Bretagne, Daniel Cueff, était acclamé par plusieurs centaines de personnes sur le parvis du tribunal administratif de Rennes. Ce dernier était convoqué pour avoir promulgué un arrêté municipal interdisant l'utilisation des pesticides à moins de 150 mètres des habitations et locaux professionnels dans sa commune. Selon lui, il s'agissait là de palier une "carence de l’État", face aux risques sanitaires posés par ces produits phytopharmaceutiques. Mais selon la préfète d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne, Michèle Kirry, cet arrêté est "entaché d'illégalité".

Le président de la République s'est d'ailleurs adressé le lendemain à Daniel Cueff par l'intermédiaire de Konbini news - ce dernier l'avait interpellé. "Le préfet fait son métier, il y a des lois, il faut les respecter", a notamment indiqué Emmanuel Macron, qui a exprimé son soutien au maire de Langouët "dans ses intentions", en ajoutant malgré tout ne pouvoir être "d'accord quand on ne respecte pas la loi". 

Mardi 27 août, le tribunal administratif de Rennes a rendu son verdict : il a suspendu l'arrêté anti-pesticides pris par le maire. Dans le même temps, les arrêtés anti-pesticides se multiplient, notamment en Île-de-France, selon l'AFP.

Un nouveau rapport attendu

Une date à retenir, pour terminer ce récap' non exhaustif des actualités "durables" de la semaine : le 25 septembre, à Monaco, doit sortir un rapport spécial de l'ONU obtenu en exclusivité par l'AFP, et dont les premières conclusions indiquent que" les océans, sources de vie sur Terre, pourraient devenir nos pires ennemis à l'échelle mondiale si rien n'est fait pour donner un grand coup de frein aux émissions de gaz à effet de serre". Plus de détails par ici

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