La COP26, prévue en novembre 2020, a été repoussée de 12 mois à cause de la crise sanitaire.
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ID Décrypte

COP26 : quatre questions pour comprendre la conférence mondiale sur le climat 

Le compte à rebours a démarré. Après Madrid en 2019, les Etats se réunissent à partir du 31 octobre prochain à Glasgow en Ecosse pour participer à la 26ème conférence internationale sur le climat (COP26). A quoi sert une COP ? Quels sont les principaux enjeux ? ID fait le point à une semaine de la grand-messe. 

Alors que le monde se dirige vers un réchauffement de +2,7°C, selon la dernière évaluation de l’ONU, tous les regards sont tournés vers la COP26. “La plus importante depuis Paris”, a souligné António Guterres, secrétaire général de l’ONU. A quelques jours du coup d’envoi de ce grand rendez-vous, qui se tiendra cette année du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow, voici quelques clés pour mieux comprendre ce qui se jouera au cours de ces deux semaines de négociations. 

Qu’est-ce qu’une COP ?  

Pour rappel, une COP (Conference of Parties, en anglais) est un rassemblement mondial qui réunit tous les ans, depuis 1995, les 197 signataires (196 Etats et l’Union européenne) de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Climat. Adoptée en 1992 lors du second Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, celle-ci reconnait l’existence de dérèglements climatiques et vise à stabiliser les “concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique”.  

Lors des COP, les Etats se retrouvent pour mener des négociations et veiller au suivi des engagements pris pour limiter ces émissions de GES. Ils peuvent également adopter de nouvelles mesures.  

Qui sera présent à la COP26 ? 

Plus de 190 dirigeants mondiaux sont attendus à Glasgow. Si la Chine et l’Inde n’ont pas encore confirmé leur venue, le président russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il serait absent lors de ce sommet.  

Au-delà des acteurs étatiques, des entreprises, des ONG, des scientifiques seront présents. Leur rôle ? Mettre en lumière des solutions, mener des débats et organiser des événements en parallèle des négociations officielles. 

Quel est le principal enjeu ? 

Lors de cette 26ème COP, les Etats doivent en priorité finaliser les règles d’application de l’accord de Paris qui a été adopté en 2015, à l’issue de la COP21, et a depuis été ratifié par 192 pays. La Turquie est le dernier à l’avoir signé en 2021. 

Ce texte fixe notamment l’objectif de limiter le réchauffement climatique à un niveau inférieur à 2°C, et de préférence à 1,5°C par rapport au niveau préindustriel. Il établit les objectifs visés par les pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030. C’est ce que l’on appelle les contributions déterminées au niveau national (CDN). La COP sera l’occasion d’évaluer la feuille de route esquissée par chacun des pays membres, mais aussi de les encourager à renforcer leurs engagements.

"Il y a eu un consensus sur le fait que nous devons faire plus pour qu’il soit possible de limiter la température à +1,5°C", avait reconnu le président de la COP26 Alok Sharma, à Milan, lors d'une réunion préparatoire.

En décembre 2020, l’UE a choisi de réviser son objectif de réduction des émissions de GES, qui passe à au moins 55% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Le précédent objectif était de 40% d’ici 2030. 

Quels sont les points de blocage ?  

D'âpres négociations sont à prévoir sur le volet finance. En 2009, à Copenhague (Danemark), les pays développés se sont engagés à mobiliser 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros) en faveur des pays en développement pour de 2020 à 2025. Mais cette promesse est loin d’être tenue. Selon les derniers chiffres de l’OCDE, “les financements climatiques fournis et mobilisés par les pays développés pour les pays en développement ont totalisé 79,6 milliards de dollars en 2019”.  

De retour dans l’accord de Paris, les Etats-Unis ont toutefois annoncé un doublement des fonds dédiés à la finance climat. La contribution américaine devrait ainsi s’élever à 11,4 milliards de dollars à l’horizon 2024. De quoi aider les pays riches à tenir leurs engagements.

Autre sujet épineux : l’article 6 relatif aux marchés carbone. Il s’agit d’un système d’échange de droits d’émissions de gaz à effets de serre entre les pays afin d’atteindre leur CDN. “Une décision de la communauté internationale doit être prise pour que ces mécanismes deviennent opérationnels”, rappelle le ministère de la Transition écologique

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