Environnement

Convention citoyenne: l'écologiste Cyril Dion prêt à maintenir la "pression"

Cyril Dion au micro de France Inter - Emission le 6/9 Inter, 8 août 2019.
©FranceInter/Twitter

L'écologiste Cyril Dion, l'un des "garants" de la prochaine convention citoyenne sur le climat, a promis de maintenir la "pression" sur le président Emmanuel Macron pour qu'il "ne remette pas en cause ses engagements".

Interrogé sur France Inter, il a défendu l'indépendance de ce processus de convention citoyenne : "Plus cette convention va être publique, plus les citoyens vont pouvoir y participer. Ils vont délibérer comme un jury d'assises". Sans la pression citoyenne, "aucun gouvernement n'accepterait de prendre de lui-même ces mesures", a-t-il souligné.

Le co-réalisateur du documentaire "Demain" a rappelé qu'Emmanuel Macron s'était engagé à ce que les propositions qui seront élaborées par 150 citoyens "aillent sans filtre au Parlement, au référendum ou à l'application réglementaire directe". "Il faut que ce soit l'assemblée citoyenne elle-même qui puisse déterminer quels sujets pourront aller au référendum, au Parlement et quels sujets pourraient directement être appliqués par voie règlementaire", a-t-il plaidé.

"Les seules garanties, c'est la parole" du président, a-t-il reconnu. "Je n'ai pas fait mystère que je ne suis pas un fan de ce gouvernement", a ajouté l'écologiste qui plaide pour la décroissance et condamne "la continuité de violences policières" en faisant référence à la mort à Nantes de Steve Maia Caniço, tombé dans la Loire lors de la nuit de la Fête de la musique. Cyril Dion avait refusé fin juin sa promotion dans l'ordre du Mérite, en raison de "violences" commises selon lui par les forces de l'ordre à Paris, lors de l'évacuation de manifestants qui bloquaient un pont. 

"J'ai trois moyens de rétorsion, si j'ai l'impression que les choses dérivent et que le processus ne permet pas d'aboutir au résultat souhaité : j'en parle aux co-présidents du comité de pilotage, Laurence Tubiana et Thierry Pech; si ça ne bouge toujours pas, j'en parle publiquement ; et si vraiment les choses dérivent de façon beaucoup plus grave, j'ai le bouton rouge et je m'en vais", a-t-il énoncé. "La pression doit monter dans la rue", a dit le réalisateur militant, en citant "les marges, la désobéissance civique, les actions en justice".

La Convention sera composée de 150 personnes tirées au sort, à partir de mi-août. La première réunion est prévue les 4, 5 et 6 octobre.

Avec AFP

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