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HUMEUR

Bien-être animal : il ne faut pas oublier la faune sauvage, rappelle Allain Bougrain-Dubourg

Chaque mois, Allain-Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, nous livre son humeur !
©Allain Bougrain-Dubourg DR

La question du bien-être animal semble enfin sortir de sous le tapis. Après avoir été retoqués avec mépris par les parlementaires lors de la loi Agriculture et Alimentation (EGalim), le traitement du bétail lors de son élevage, son transport et son abattage pourraient être pris en compte par le ministère de l'Agriculture qui nous promet des mesures satisfaisantes dans les jours à venir.  

Côté ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, Elisabeth Borne s'apprête à faire des annonces dans le même temps à propos des cirques, delphinariums et autres élevages de visons. Avant de se réjouir de voir le souffrance animale enfin reculer, il convient d'attendre la nature des mesures prises par le gouvernement.

On espère, a minima, que la France s'alignera sur ce qui se fait de positif ailleurs en Europe : arrêt de la castration des porcelets sans anesthésie, fin du broyage des poussins, disparition des élevages de visons, etc... Mais si des dispositions bienveillantes sont prises à l'égard des animaux, elles ne concerneront que les races domestiques, les seules dont on a juridiquement reconnu la sensibilité. Ainsi, le chien serait sensible à la souffrance ou la joie et pas le renard. Même chose pour la poule et le canard sauvage, le chat et le chat sauvage...

En résumé, la faune sauvage reste un amas de mécaniques biologiques insensibles et négligées. 

En attendant que la conscience du pouvoir exécutif se réveille, des oiseaux continuent d'agoniser odieusement lors des piégeages à la glu, des canards servant d'appelants subissent des maltraitances, des blaireaux sont violemment traqués dans les terriers, etc... Ce qui devrait être réalisé au bénéfice des races domestiques mérite d'être étendu à la faune sauvage.

Il y va de l'élémentaire décence...

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