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HUMEUR

Allain Bougrain-Dubourg : "Ca commence à bien faire le Giec"

Allain Bougrain-Dubourg, grand défenseur de la cause animale, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.
©XAVIER LEOTY / AFP

Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a publié ce mercredi 4 avril son dernier rapport.

Le Giec avait il vraiment besoin de rendre le dernier volet de son sixième rapport sur le climat en ce début avril ? Alors que l'on découvre les scènes insoutenables de carnage de Boutcha. Alors que la campagne présidentielle accouche péniblement d'une dernière ligne droite. Alors que le froid s'installe et l'essence ne baisse pas tant que cela, était il vraiment nécessaire – par dessus le marché – de nous culpabiliser pour un avenir que nous ne connaitrons qu'à peine ? Sans rire, j'ai entendu que le Giec aurait dû attendre un peu avant d'en rajouter. C'est oublier que le Giec en question était le premier sur la liste.

C'est lui qui dès 1988 a sonné l'alerte. Récidivant encore et encore dans un désert d'indifférence. Las, il a fini par se faire entendre. On l'a même pris au sérieux à Paris en 2015 lors de la COP21. Nous gardons tous en mémoire ces visages radieux qui, après l'accord historique, se réjouissaient de voir la planète connaître une nouvelle jeunesse. Bonheur éphémère, l'incandescence a repris son bonhomme de chemin avec une tranquille assurance. C'est précisément ce que le Giec, désolé, s'est permis de rappeler.

"L'élevage plombe le climat"

Après avoir dénoncé l'accélération du phénomène, les experts ont évalué les conséquences du réchauffement. Mais ils ont eu le mérite de ne pas s'en tenir au constat. Sortant de leur laboratoires, les scientifiques du monde entier ont lancé des pistes de résilience, d'actions à mener pour casser le bras des gaz à effet de serre. Le troisième rapport de plusieurs milliers de pages, concocté par 195 pays, vise à parfaire les recommandations. Que ce soit dans le secteur des nouvelles technologies, du transport, de l’industrie ou de l'agriculture, les scientifiques se veulent force de propositions en tenant judicieusement compte de l’acceptabilité. Ce qui est possible au Nord ne l'est pas forcément au Sud.

Mais parmi toutes les recommandations, l'une d'entre elles intéresse tous les citoyens de la planète. Le constat est sans appel, l’élevage plombe le climat. Il est responsable, selon le FAO, de 16,5% de gaz à effet de serre. "Autant que la consommation de carburant de tous les camions, voitures, trains et avions réunis de la planète", tient à préciser L214 qui souligne que les besoins en élevage conduisent également à détruire 65 % de la forêt Amazonienne.

Manger moins de viande s'impose, manger végétal serait idéal. Cela conduirait à une réduction de 2,5 % de production de gaz à effet de serre en comparaison d'une alimentation omnivore occidentale. Au fond, il serait plus facile de se passer de viande que du gaz russe.

Le secrétaire général de l'ONU, Antoñio Guterres, nous invite non plus à la réaction mais à l'action. "Pas demain, aujourd'hui", lance t-il en feignant d'espérer. Rassurez-vous, ces contraintes en annoncent d'autres. En juillet, l'IPBES rendra son rapport sur la biodiversité. À n'en pas douter, il sera malvenu.

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