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Entreprises

Lalibrairie.com, une alternative à Amazon pour commander ses livres en ligne

©Konstantin Chagin/Shutterstock

Créé il y a une dizaine d'années, le site lalibrairie.com propose à ses clients de commander des livres en ligne et de se les faire livrer chez eux ou dans des points libraires. En quoi se distingue-t-il des autres sites de vente en ligne comme Amazon ou La Fnac ? C'est ce qu'ID a tenté de comprendre. 

Il n'est pas facile de se faire une place dans le paysage de la vente en ligne, dominé par des géants comme Amazon. Le site lalibrairie.com tente pour cela de répondre aux exigences des consommateurs tout en respectant un modèle viable et responsable. ID s'est entretenu avec Georges-Marc Habib, président de la Générale Librest, société propriétaire de lalibrairie.com. 

Pouvez-vous nous présenter lalibrairie.com ?

Le site en ligne a été créé il y a un peu plus d'une dizaine d'années par un groupement de libraires, pour répondre à la demande qui avait été faite à l'époque d'avoir un site de vente en ligne de livres mutualisés, c’est-à-dire au service de l'ensemble des librairies présentes sur territoire français. Nous avons donc créé lalibrairie.com : il s’agit d’un site avec une base de données libre nationale, et des points libraires référencés. Il y en a 2 500 à travers toute la France. Cela permet à l’internaute de commander ses livres et d’être livré dans ces points libraires ou bien chez lui. 

Pouvez-vous nous détailler les différentes façons de se procurer un ouvrage sur votre site ? 

Notre projet est de rendre service à l’internaute et de lui fournir ce qu’il désire. Au démarrage du projet, nous nous sommes concentrés sur une première option : nous donnions la possibilité aux clients de se faire livrer dans les commerces de proximité avec qui nous travaillons : des librairies et des maisons de presse. Puis, avec le temps, nous avons proposé à nos internautes de se faire livrer directement chez eux, moyennant une participation aux frais de port. 100 % de la commande est traité par notre site. 

Comment faites-vous pour répondre aux nouvelles exigences qui rythment l’activité des internautes, en termes de délais et de disponibilités ? 

Il est difficile de répondre à 100 % des demandes c’est vrai. Il y a presque 800 000 références d’ouvrages disponibles aujourd’hui en France. Mais ceci dit, notre site logistique, situé à Ivry-sur-Seine, est entouré de grands entrepôts de distributeurs, ce qui nous permet d’afficher un stock d’environ 300 000 références disponibles dans les 24 heures. Il s’agit du cœur de l’offre, qui touche aussi bien à des nouveautés qu’à des ouvrages de fonds ou des classiques. Parfois, le client décide de se faire livrer en point libraire et ce point possède déjà l’article que le client a sélectionné : il pourra alors récupérer son livre grâce à un simple déplacement.

Nous tentons de recréer du lien social, plutôt que de l’évasion fiscale…

Quel supplément d'âme y a-t-il pour un client à aller chercher son livre dans une librairie ? 

On se rend compte aujourd’hui que, malgré les nouveaux usages liés à la vente en ligne, les gens ont besoin d’un contact physique avec des professionnels, des gens qui soient capables de les guider, d’élargir leur palette de référence en leur proposant d’autres types de lecture par exemple. Nous tentons de recréer du lien social, plutôt que de l’évasion fiscale…

Justement, qu’est-ce qui vous différencie exactement du géant qu’est Amazon, sur le plan de l’éthique ? 

Nous sommes une petite entreprise : la Générale Librest est une petite PMA avec moins de vingt salariés. Nous sommes installés sur le territoire français, nous payons nos salariés qui sont tous en CDI à temps complet et nous leur versons des primes en fonction de nos résultats. Nous sommes inscrits dans une vision sociale de ce que doit être une entreprise, responsable vis-à-vis des gens avec qui elle travaille. De plus, nous travaillons avec une réseau de 2 500 points libraires, des sociétés elles-mêmes installées de manière locale, qui paient correctement leurs salariés et leurs impôts. Donc nous faisons vivre la vente sur internet sur le territoire français, ce n’est pas ex-nihilo. Enfin, les entreprises de transport avec lesquelles nous travaillons sont des entreprises responsables, La Poste et DPD. Il n’y a donc aucun dumping social sur la partie livraison. Nous essayons d’être en phase, du départ jusqu’à l’arrivée, avec notre responsabilité vis-à-vis de l’environnement économique et social dans lequel on vit et dans lequel on espère continuer à vivre. 

Et qu’est-ce qui vous différencie d’une entreprise comme La Fnac ? 

On ne peut pas comparer. La Fnac est une énorme entreprise, avec un énorme chiffre d’affaire et près de 90 magasins implantés sur tout le territoire. De plus, elle ne vend pas que des livres. Nous nous sommes vraiment spécialisés : nous ne vendons que des livres, et quelques DVD. Si vous vous promenez sur notre site vous pourrez y lire des conseils de libraires, des conseils de lecteurs, nous développons également des thématiques autour de sujets d’actualité… Notre travail est de mettre en avant un contenu réfléchi et travaillé. 

Quelles sont les contreparties qu’il y a à acheter chez vous ? 

Nous demandons une petite participation aux frais de port car rien n’est gratuit : cela nous semblait normal de faire participer l’internaute. Il s’agit d’une petite participation, pouvant aller de 0,50 euros à quatre euros. Amazon a imposé un modèle gratuit mais nous considérons que pour être responsable éthiquement et socialement, il faut faire comprendre à l’internaute qui lui aussi a une part de responsabilité dans l’acheminement de l’article d’un point A à un point B.

Voici la chronique du Social Lab sur France Inter : https://bit.ly/2EtDCcv

 

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