La France compte près de 18 000 start-up, représentant 530 000 emplois directs.
© DC Studio/Magnific
Entreprises

La French Tech plaide pour la stabilité à l'approche de 2027

Les start-up françaises retrouvent de la croissance et des emplois mais leur écosystème réclame avant tout de la stabilité à l'approche de la présidentielle de 2027, afin de ne pas enrayer une reprise encore fragile, selon un baromètre publié mardi.

"Si on avait un seul message, c'est stabilité et visibilité", a résumé lors d'une conférence de presse Franck Sebag, associé au sein du cabinet de conseil EY, qui a réalisé cette étude avec France Digitale, le lobby des jeunes pousses tricolores.

Selon Maya Noël, directrice générale de cette association, le cadre réglementaire figure en effet parmi les principales préoccupations exprimées, quels que soient les acteurs interrogés.

Le secteur affiche des signes de reprise : la France compte désormais près de 18 000 start-up, soit environ 1 800 de plus en un an, représentant quelque 530 000 emplois directs après 30 000 créations nettes supplémentaires (+6 %), détaille ce baromètre.

Les start-up françaises ont en outre levé 4,58 milliards d'euros au premier semestre 2026, contre 2,78 milliards un an plus tôt. Dans le même temps, le nombre d'opérations a reculé de 10 %, à 280, signe d'une concentration accrue des capitaux sur les plus importantes levées de fonds.

Malgré cette embellie, France Digitale et EY soulignent un "plafond de verre européen". Le chiffre d'affaires réalisé par les entreprises françaises dans le reste de l'Europe a ainsi reculé de 2 %.

Parmi les start-up et les entreprises en phase de croissance (scale-up), la dépendance aux solutions étrangères constitue aussi l'une des premières sources d'inquiétude, tout comme la raréfaction des sources de financement et la rigidité de l'encadrement du travail en France.

Elles réclament ainsi une commande publique "plus souveraine et innovante" (43 %), devant la promotion des solutions françaises et européennes (26 %) et un allègement du poids de la réglementation fiscale (20 %).

"On a un moteur qui fonctionne, mais parfois en sous-régime", dans un "cadre réglementaire contraignant" et un "marché fragmenté", a regretté Maya Noël. Or, "un moteur qui est en sous-régime trop longtemps finit par casser", a-t-elle averti.

L'étude repose sur les réponses de 255 start-up, 37 fonds de capital-risque, 45 structures d'accompagnement et 21 grands groupes, recueillies entre le 7 mai et le 28 juillet.

Avec AFP