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Des investisseurs appellent les géants du fast-food à agir contre le réchauffement climatique

© Saul LOEB / AFP

Dans une lettre adressée aux grandes chaines de restauration rapide, 80 investisseurs demandent à ces entreprises de prendre rapidement des mesures concrètes afin de réduire leurs impact sur l'environnement.

Une coalition de 80 grands actionnaires, représentant pas moins de 6 500 milliards de dollars, a haussé le ton dans une lettre publiée le 29 janvier et adressée aux chaînes de restauration rapide dans lesquelles ils investissent, dont McDonalds, KFC ou encore Burger King. Ils demandent aux grands restaurants d'agir rapidement afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'eau de leurs fournisseurs en viande et en produits laitiers. 

Ces investisseurs, parmi lesquels BMO Global Asset Management, Aviva Investors et Aegon Asset Management, rappellent que l'élevage est responsable de 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre -dont 65 % pour le seul élevage bovin- et que 10 % de la consommation mondiale annuelle d'eau est destinée aux animaux de ces élevages -un boeuf a besoin de 15 000 litre d'eau par kilo tout au long de sa vie, un porc 5 000 et une volaille 3 500-, alors que l'agriculture est pour sa part responsable de 80 % de la déforestation mondiale. "Si nous voulons répondre aux ambitions climatiques mondiales fixées par l'accord de Paris et assurer la disponibilité et la gestion durable des ressources mondiales en eau, les grandes marques mondiales doivent prendre des mesures concrètes pour gérer les émissions de la chaîne d'approvisionnement et les impacts sur l'eau", a déclaré Heike Cosse, engagement manager chez Aegon Asset Management, au quotidien anglais The Guardian.

Les investisseurs invitent donc les entreprises de restauration rapide à adopter une politique à l'égard de leurs fournisseurs portant des exigences claires afin que ces derniers déclarent et réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Ils les appellent également à "publier des objectifs quantitatifs assortis de délais pour réduire les émissions de GES et les impacts sur l'eau douce de leurs propres chaines d'approvisionnement en viande et produits laitiers" et à s'engager à rendre publics chaque année les progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs.