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Entreprises

Agence Lucie 26000 : une RSE axée sur des objectifs écologiques très exigeants

Alan Fustec, Président de Lucie 26000
©Noé Davenas/ID

Jeudi 7 juillet s’est tenue la conférence de presse du label RSE Lucie 26000. Un label qui regroupe les entreprises souhaitant améliorer leurs actions face aux problèmes sociaux et écologiques de leur organisation.

Dans les locaux de MAIF à Paris, le président de Lucie 26000, Alan Fustec, tenait à fêter l’entrée de la 1000ème entreprise membre du label. Mais également à présenter une nouvelle stratégie sur l’impact environnemental du monde du travail. Celle-ci prend la forme d’un nouveau label, "Lucie Positive", qui poussera les entreprises à la rentrée prochaine, à respecter les limites planétaires d’ici 2030, 2040 ou 2050.

Au-delà de la neutralité carbone, le label évalue aussi les entreprises en fonction de "l’eau, la biodiversité, les polluants, l’artificialisation des sols ou la dépression de la couche d’ozone", affirme Alan Fustec. L’agence pourrait même s’exporter dans plusieurs pays européens, c’est en tout cas l’ambition du président : "Il faut que nous devenions un label européen et au moment où nous parlons, nous avons prévu de labelliser 1000 entreprises à l’étranger".

Trois questions à Alan Fustec

Vous souhaitez devenir un label européen, mais pensez-vous que les ambitions de l’Europe sur le climat soient suffisantes ?

Évidemment non, elles ne sont pas suffisantes. C’est aussi pour cela que nous avons créé Lucie Positive. Nous demandons des preuves très exigeantes aux entreprises pour qu’elles atteignent leurs objectifs climatiques d’ici 2030. Mais l’Europe avance aussi : il y a un an, la Commission européenne a voté le "Fit for 55". La loi impose une réduction de 55 % au moins, par rapport à 1990, d’ici 2030 des émissions de gaz à effet de serre que produisent les pays européens.

Qu’arrive-t-il si une entreprise ne tient pas ses engagements ?

Nous lui retirons le label. Nous faisions une vérification d’engagements tous les 18 mois, mais là, nous allons imposer des audits tiers parti tous les deux ans. Les retraits de label n’arrivent pas souvent mais au cas où cela arrive, nous pouvons dire à l’entreprise que si elle a des difficultés à tenir ses engagements, il faudra qu’elle attende encore pour se stabiliser et candidater pour le label.

Aujourd’hui, les entreprises sont-elles plus attentives à leurs démarches RSE ?

En effet, nous sommes dans une période très intéressante. Quand Lucie a commencé, c’était compliqué de faire croître la communauté. Alors pourquoi cela a bougé pour nous, notamment en 2019 ? Je ne sais pas ! Peut-être une prise de conscience, une réglementation comme le Green Deal… Tout cela a joué. Depuis la crise sanitaire aussi, la demande de RSE des entreprises s’est profondément accrue. Donc ce qui a été observé en 2019 s’est renforcé en 2020, en 2021 et continue toujours en 2022. 

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