Education/Citoyenneté

Trier c'est bien... Réduire c'est mieux !

©Pinkyone/Shutterstock

A l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Changer d'ère, l'air de rien. Le guide pratique pour réussir sa transition", signé Valère Corréard, ID vous partage huit extraits issus de ses huit chapitres, pour faire quelques pas vers un quotidien plus durable. 2e extrait : Réduire ses déchets.

Le tri permet aux services de gestion des déchets de recycler une partie de ce que nous jetons : environ 25 % des déchets sont ainsi valorisés.

Un enjeu au quotidien

Sur 80 % des déchets non triés, une moitié part en incinérateur et une moitié en décharge. 93 % des Français affirment pourtant trier. Selon une enquête étudiant les sujets de discorde rédhibitoires au sein du couple, 45 % des personnes interrogées ne conçoivent pas de vivre avec quelqu’un qui ne trierait pas ses déchets (juste après les désaccords sur l’éducation et les amis, mais avant la politique), la qualité du tri étant même un motif de dispute dans 29 % des cas ! Mais rassurez-vous, 86 % des sondés affirment parvenir à convaincre leur moitié de faire davantage attention au tri.

Concernant le compost, si nos poubelles sont remplies au tiers de déchets organiques, nous ne sommes que 3 % en France à bénéficier d’un système séparé de collecte en porte-à-porte (service d’enlèvement à domicile) des biodéchets, hors initiatives individuelles (ADEME, 2013).

Facturer en fonction de ce que l'on trie

On appelle cela la "tarification incitative", une taxe qui vise à inciter les familles à changer de comportement : moins on jette (et plus on trie), moins on paye d’impôt sur les déchets. La généralisation progressive de cette taxe à l’ensemble du territoire porte déjà ses fruits alors qu’elle n’est pas encore obligatoire. La loi du 17 août 2015 prévoit le déploiement de cette taxe incitative auprès de 25 millions de Français à l’horizon 2025. 

Le tri ne suffit pas !

Une véritable économie circulaire s’appuie sur des principes encore plus ambitieux. Plutôt que de jeter, par réflexe, des objets que nous n’utilisons plus, l’économie circulaire (modèle économique basé sur le réemploi) privilégie des solutions alternatives : réutilisation, transformation...

Toutes les options qui permettent de ne pas "surconsommer" sont bonnes à prendre. Le scénario "Zero Waste" imaginé par l’association du même nom, met en avant quelques principes inspirés de l’économie circulaire :

-Eviter le gaspillage de ressources en privilégiant la conception de produits durables, plus respectueux de l’environnement ;
-Allonger la durée de vie et d’usage des biens ;
-Préserver la matière afin de la valoriser plus efficacement. 

Bonnes nouvelles !

-La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 prévoit la généralisation du tri à la source des biodéchets en France d’ici 2025.

-En 2014, 20 millions de tonnes d’émissions de co2 ont été évitées grâce au recyclage.

Ademe, "Déchets 2017. Les 10 chiffres clés"

Le saviez-vous ?

-Pour fabriquer une voiture d’une tonne, il faut 7 tonnes de matières premières.

-La fabrication d’un jean nécessite 32 kg de matières premières et 8 000 litres d’eau.

-La fabrication, le transport et le recyclage d’un ordinateur portable génèrent autant de CO2 que son utilisation pendant 82 ans.

-Chaque seconde, 1000 mégots sont jetés par terre en France. Un mégot contient 4000 substances nocives, dont beaucoup de plastique ; il lui faut 1 à 5 ans pour disparaître dans la nature ; au contact de l’eau, il pollue 500 litres de ce précieux liquide.  

"Changer d'ère, l'air de rien. Le guide pratique pour réussir sa transition" aux éditions Rue de l'Echiquier, mai 2018. Par Valère Corréard. 

©Couverture "Changer d'ère, l'air de rien" de Valère Corréard

Sources : Harris Interactive, "La France s’engage. État des représentations et visages de l’engagement », 2016 ; étude CSA pour Éco-Emballages,"Couple et recyclage", mai 2017)