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Royaume-Uni : une "grève des utérus" pour sauver le climat

À gauche, Bythe Pepino, fondatrice du collectif BirthStrike. Les femmes portent l'emblème d'Extinction Rebellion sur leur ventre, symbole de leur "grève des utérus". Dans les poussettes, des barils représentent les énergies fossiles.
©Sarah Cresswell/Capture d'écran Twitter @BirthStrike

Le collectif anglais BirthStrike appelle à la grève des naissances pour interpeller sur l’urgence climatique. Depuis 2018, Blythe Pepino la fondatrice du mouvement, fait passer ses messages au travers de différentes actions dans le but d'entraîner un changement dans les politiques climatiques. 

Une grève des naissances pour sauver la planète, c'est le mouvement qui fait du bruit au Royaume-Uni. "J’adore les enfants, donnez-moi un avenir pour que je puisse en avoir", disent-ils. Dans un documentaire Arte, Blythe Pepino s’explique sur les motivations qui l’ont poussé à faire naître le collectif BirthStrike. Activiste au sein d’Extinction Rebellion et Fridays For Future, le climat est une cause qui nécessite, selon elle, des sacrifices personnels dont celui de ne pas envisager d’être mère. 

C’est un acte de contestation qui peut paraître extrême, mais nécessaire, du point de vue des activistes. "BirthStrike ne cherche pas à imposer leurs idées aux autres", pour le documentaire, un membre du collectif insiste sur la portée symbolique de cet acte et répond aux détracteurs qui accusent le collectif d’eugénisme ou qui se l’approprie à des fins totalitaires. "Si quelqu’un dit : j’interromps ce cycle naturel parce que l’on est dans une situation d’urgence, les gens vont se réveiller et écouter", ajoute-t-il. Le principe : toucher le plus grand nombre, déchaîner les passions pour aboutir à une prise de conscience des citoyens et des gouvernements. 


De nombreux détracteurs

À l’image de nombreux groupes écologistes engagés, BirthStrike est très actif sur les réseaux sociaux et rayonne en Europe, ainsi qu’outre Atlantique. Cette notoriété expose cependant sa fondatrice à des vagues de messages haineux et d’insultes lorsqu’elle intervient dans les médias. D’après son conjoint, qui partage cet engagement, les réactions sont différentes en fonction du genre de la personne qui expose ce type de prise de position. En cause d’après lui, le rôle social attribué au sexe féminin qui donne une dimension plus engagée au combat lorsqu'il est porté par une femme.

Cette grève des utérus n’est pas considérée comme une solution en soit. Le collectif réuni d’ailleurs des personnes déjà parents ou qui se posent la question de savoir s’il est responsable de donner naissance à un enfant dans ce contexte d’effondrement écologique. Blythe Pepino explique dans le documentaire, qu’en rencontrant son conjoint, son envie de maternité était prégnante. Au fur et à mesure de ses prises de conscience écologique, l’activiste s’est demandé si ce n’était pas, en fin de compte, un service rendu à la planète que de ne pas envisager d’être parent pour le moment. 

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