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Education/Citoyenneté

Mobilité douce, circuits courts, télétravail... L’avenir plus durable vu par les jeunes

Des jeunes manifestants face à la Chambre du Parlement à Londres, le 15 février 2019.
©Ben STANSALL/AFP

La chaîne franco-allemande Arte et la chaîne japonaise NHK ont lancé en mai dernier une vaste enquête intitulée "Il est temps". Pendant des mois, elles interrogent des jeunes du monde entier sur leur vision des années à venir. Comment ceux qui feront le monde de demain l’imaginent-ils ?

Réchauffement de la planète, changement climatique, épuisement des ressources, répartition des richesses, surpopulation, crise sanitaire, emploi, solidarité, bonheur... Comment envisager le monde de demain quand l’avenir nous appartient ?  

C’est la question sur laquelle se penchent les chaînes télévisées Arte (en France et en Allemagne) et NHK (au Japon) à travers le questionnaire "Il est temps". L’enquête en ligne interroge depuis le mois de mai  - et jusqu’à novembre prochain -, des collégiens, lycéens, étudiants, jeunes actifs (et ceux qui le souhaitent) sur leur vision de l’avenir.

Des jeunes du monde entier pour dessiner "le monde d’après"

Durant sept mois d’enquête, les répondants tenteront de se projeter dans les prochaines décennies et de dessiner ce "monde d’aprèstant fantasmé depuis le début de la crise sanitaire.  

Pour y parvenir, un questionnaire XXL de plus de 130 questions a été mis en ligne sur une plateforme dédiée. Disponible en huit langues, l’idée, précise l’ADEME, partenaire de l’opération, est de "questionner son rapport au monde et confronter ses valeurs avec ses comportements". "Les gens devraient-ils être payés à hauteur de leur utilité sociale ?", "La voiture électrique est-elle la solution ou le problème du futur ?", "Y a-t-il de plus en plus d’inégalités dans mon pays ?", voici entre autres le type de questions auxquelles le questionnaire propose de répondre. 

Les résultats de l’étude seront ensuite analysés par une équipe de sociologues, puis présentés au cours de trois soirées spéciales ponctuées de reportages sur Arte au mois de novembre prochain.

Des débats confinés

Parallèlement au lancement de l’enquête, l’ADEME a organisé en avril dernier, avec l’aide du REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) une série d’ateliers en ligne intitulés "Viens imaginer ta vie !". Les élèves et étudiants français, encore confinés, ont réfléchi au monde du futur à moyen et long terme. 

Et si la plupart des jeunes n’imaginent "rien de révolutionnaire" d’ici à 2030, note l’ADEME, ils semblent dans l’ensemble aspirer à une société plus harmonieuse : mobilité douce, nature en ville, circuits courts ou encore solidarité régiraient pour eux le monde de demain.  

À 25 ans, Izaac considère qu’à plus long terme, une société ultra-connectée pourrait se dessiner : "2050 parait si loin, j’imagine des voitures autonomes, un monde 'robotisé', des nouvelles technologies partout, de l’intelligence artificielle à chaque coin de rue... Il n’y a qu’à regarder un peu en arrière pour se rendre compte à quel point tout ça va vite."  

D’autres en revanche, malgré leur jeune âge, ont du mal à considérer que les choses pourraient aller en s’améliorant. À l’image de Clément, 17 ans, marqué par cette crise inédite qui aura mis à mal le monde entier : "Malgré le fait que les questions de climat et d’écologie prennent de plus en plus de place dans le débat public, j’ai quand même l’impression que c’est encore trop peu... Ou trop tard. Ce virus a illustré quelques dérives de nos sociétés. Peut-être qu’à l’avenir il y aura de plus en plus de 'Coronavirus', que les épisodes de ce genre vont se multiplier. Je ne sais pas si l’on saura vraiment en tirer les leçons", déplore le lycéen. 

Enfin, un détail semble toutefois faire l’unanimité : les jeunes se sentent quoi qu’il en soit particulièrement concernés par ces questions. En décembre dernier, une étude conjointe de l’ADEME et du Crédoc révélait qu’en 2019, les 18-30 ans plaçaient l’urgence climatique au sommet de leur préoccupation (pour 32 % des sondés), devant l’immigration et le chômage. Un chiffre à son plus haut niveau depuis quarante ans. C’est cette vision que confirme Hayat, 22 ans, considérant que cet aspect pourrait bien changer la donne : "Je suis convaincue que nos générations se sentent bien plus concernées par les questions de climat, d’écologie et de vivre ensemble que celles de nos parents. Étant donné que c’est nous qui allons construire l’avenir, j’ai donc tendance à penser que l’on pourrait changer la donne... En tout cas je l’espère".  

Premiers concernés donc. Pour Arte et NHK, "Il est temps" de leur donner la parole...

Pour participer à l’enquête et faire grandir les voix pour exprimer les attentes des années à venir, rendez-vous ici.

Avec l'ADEME.

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