Education/Citoyenneté

Mobilisation climat au Luxembourg : "On milite pour des actions gouvernementales"

Le 15 mars se déroulera au Luxembourg la première grève scolaire pour le climat du pays.
© Bertrand Vandeloise / Hans Lucas / AFP

Partout autour du monde, les jeunes se mobilisent pour le climat et les enjeux environnementaux. ID vous propose un détour au Luxembourg : Thaïs Lasar, 16 ans, participe ce 15 mars à la grève scolaire pour le climat prévue dans le pays.  

Jusqu'ici, il n'y avait pas encore au de grève scolaire pour le climat au Luxembourg. Seulement une marche, le 8 décembre 2018, où tous les citoyens étaient conviés. À la suite de l'appel de Greta Thunberg, le collectif "Youth For Climate Luxembourg" a appelé lycéens et étudiants luxembourgeois à rejoindre le mouvement mondial des grèves scolaires du 15 mars : tous sont invités participer à cette grande marche organisée pour le climat. Thaïs Lasar, lycéenne de 16 ans, y participe.

Depuis quand êtes-vous engagée pour la planète ?

Thaïs : C'est une cause qui m'a toujours parlé. À l'école déjà, on nous apprend des choses sur les énergies renouvelables, sur la pollution, etc. donc ça fait longtemps que je me préoccupe de ce sujet. Et puis mon père est aussi très engagé. Je fais partie d’une association écologique dans mon lycée qui s’appelle ULE (Union Lycéenne pour l’Environnement). Je suis allée à Paris, il y a un peu près un mois, pour assister à la conférence de presse de Greta Thunberg et j'ai participé à la marche avec les étudiants. C’était vraiment chouette et cela m’a motivée pour aller à celle du Luxembourg le 15 mars, mais aussi pour des actions futures.

Il me semble que le Luxembourg est un des pays qui émet le plus de carbone, et quand j’ai appris ça, j’étais vraiment choquée parce qu’on est un tout petit pays, assez riche en plus, et je trouve que l’on devrait montrer l’exemple plutôt qu’être l’un des pires.

Comment vous engagez-vous au quotidien ?

J’ai changé mes modes de consommation : je mange très peu de viande, j’évite au maximum les plastiques à usage unique, je prends les transports en commun, etc. Mais ce n’est pas tellement pour les actions individuelles que l’on milite, c’est surtout pour des actions gouvernementales.

Pourquoi pensez-vous que la mobilisation des jeunes est importante ?

Nous sommes ceux qui nous sentons les plus concernés, parce que c’est notre futur qui est en jeu. On pense aussi pouvoir être écoutés parce qu’on est le prochain électorat de nos politiciens. Aujourd’hui, on écoute un minimum les jeunes.

Les politiques environnementales mises en place au Luxembourg sont-elles suffisantes selon vous ?

Non, vraiment pas. Il me semble que le Luxembourg est un des pays qui émet le plus de carbone, et quand j’ai appris ça, j’étais vraiment choquée parce qu’on est un tout petit pays, assez riche en plus, et je trouve que l’on devrait montrer l’exemple plutôt qu’être l’un des pires. Il n’y a vraiment pas assez de mesures mises en place et l’on peut faire bien mieux.

Quelle est la priorité aujourd'hui ?

Le plus important c’est d’avoir un dialogue profond avec les experts, de prendre en compte leurs opinions, leurs avis, qui ont souvent été ignorés. De prendre beaucoup de mesures aussi. Et que l’écologie soit une priorité dans la politique.