Education/Citoyenneté

L'avenir de Youth for Climate France débattu à Nancy

©VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS

Ils sont "plus chauds que le climat": des jeunes gens de toute la France ont participé les 13 et 14 avril à Nancy aux assises de Youth for Climate France, pour réfléchir au devenir de leur mouvement.

Branche française du mouvement mondial des jeunes pour la prise de conscience de l'urgence climatique, dont l'égérie est l'adolescente suédoise Greta Thunberg, Youth for Climate France a réuni dans la cité ducale environ 150 participants, majoritairement des lycéens et lycéennes. Samedi 13 avril, ces derniers ont pu suivre des formations portant entre autres sur la désobéissance civile et la communication, dispensées par des responsables de grandes ONG. Dimanche, ils ont débattu de l'avenir de leur mouvement, de sa stratégie et de sa gouvernance.

"On repart sur des bases plus saines et plus organisées et surtout on a créé du lien entre les mobilisations de toute la France", se réjouissait dimanche Hugo Viel, étudiant ingénieur de 21 ans. "Il y a toujours des hauts et des bas dans une mobilisation sociale mais (Youth for Climate) est un mouvement qui s'inscrit dans la durée", estime le jeune homme. "Il va y avoir des camps d'été avec des formations, ensuite en septembre il y aura le sommet de l'ONU sur le climat", souligne-t-il.

Initiée par Greta Thunberg, à l'origine d'une grève scolaire pour faire prendre conscience de l'urgence climatique, le mobilisation des jeunes pour le climat est devenue planétaire. Sur les cinq continents, des centaines de milliers d'élèves ont fait la grève de l'école mi-mars. À Paris, environ 29.000 personnes, selon la préfecture de police, 40 000 selon Youth for Climate, avaient participé à une marche.

La branche strasbourgeoise du mouvement a appelé à manifester mardi dans la capitale alsacienne entre le centre-ville et le Parlement européen, où les eurodéputés seront réunis en plénière, afin de "mettre la crise climatique au coeur des élections européennes".

Les jeunes gens demanderont aux candidats de s'engager "à ce que le principe de la réduction des gaz à effet de serre soit présent au premier plan de toute discussion en groupe parlementaire, de chaque débat dans l'hémicycle ainsi que dans chaque décision".

Greta Thunberg est attendue le même jour au Parlement européen pour une heure de discussion avec des eurodéputés.

Avec AFP.