Education/Citoyenneté

Grand débat et écologie : ce qui est remonté des consultations

©PHILIPPE LOPEZ / AFP

Une forte demande de baisse d'impôts et de justice fiscale, mais aussi de proximité, d'écologie et de santé : le compte-rendu du grand débat effectué lundi dessine plusieurs tendances, parfois contradictoires, selon les documents de synthèse consultés par l'AFP.  

Ces tendances émanent de l'analyse des contributions du site internet dédié, des cahiers citoyens, des réunions d'initiative locale et des conférences citoyennes. Plus de 10 000 réunions d'initiatives locales (RIL) ont été organisées et la plateforme a reçu 1,9 million de contributions, selon le gouvernement. Les résultats font l'objet de plusieurs synthèses et n'ont pas valeur de sondage, rendant une vision globale complexe.

Sur le plan de l'environnement, la conscience de l'urgence est forte, mais les Français estiment pouvoir agir directement : 62 % des contributeurs à la plateforme affirment que leur vie quotidienne est déjà touchée par le changement climatique (canicules, événements climatiques...) et 86 % pensent pouvoir contribuer à protéger l'environnement.

"Ce que disent les citoyens c'est que très clairement l'action n'est pas au rythme et à la hauteur des enjeux", commente Judith Ferrando Y Puig, de l'organisme Missions Publiques.

Comme solutions, le développement de transports collectifs, ainsi que la réduction de l'utilisation des pesticides dominent, ou encore le développement du tri. En revanche, les organisateurs du grand débat relèvent une "défiance" à l'égard d'une nouvelle fiscalité écologique : 56 % des contributeurs du site sont opposés à l'idée de payer un impôt encourageant un comportement bénéfique. Moins de 1 % des contributions des cahiers citoyens proposent le retour de la taxe carbone supprimée en 2019. Une taxation sur les gros pollueurs ou une taxe carbone sur les produits importés sont en revanche proposées.

Les recettes de ces taxes doivent aux yeux des Français bien servir à les accompagner dans la transition écologique, et à financer les investissements pour le climat.

Avec AFP.