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Education/Citoyenneté

COP25 : les politiques engagés contre la tenue du sommet au Chili

Devant l'ambassade du Chili en France, un rassemblement en soutien au peuple chilien lundi 21 octobre.
©Capture d'écran Twitter/@JLMelenchon

A la suite du communiqué du Parti socialiste et des déclarations du député insoumis Alexis Corbière, c'est Yannick Jadot, député européen EELV, qui lançait mardi 22 octobre, un appel pour que la prochaine conférence sur le climat (COP25) ne se déroule pas comme prévu au Chili. Il estime que se rendre dans un pays où la situation rappelle "les années de plomb de la dictature Pinochet" serait "une faute politique et morale".

La 25e session de la Conférence des parties doit se tenir à Santiago du Chili du 2 au 13 décembre. Dans une "déclaration solennelle" dont le texte a été transmis à l'AFP, M. Jadot propose que la 25e conférence des Nations unies sur le climat se tienne au siège de la convention sur le climat, à Bonn. "Se rendre au Chili serait une faute politique et morale, une complicité avec la répression qui s'y abat", affirme-t-il. "N'allons pas négocier protégés du peuple par les chars !".

Le député européen explique que "la situation politique et sociale est absolument dramatique au Chili. Le gouvernement a déclaré la guerre à son peuple, l'armée occupe les rues, rappelant les années de plomb de la dictature Pinochet". Le peuple chilien "refuse la privatisation des services publics - l'éducation, la santé, l'eau - et ne supporte plus l'explosion des inégalités".

"Comme beaucoup, je devais me rendre au Chili en décembre pour le sommet mondial pour le climat. La lutte contre le dérèglement climatique est un combat de paix et de justice sociale. Elle ne peut s'organiser dans un pays dont le gouvernement a abandonné et l'une et l'autre". "Appelons les gouvernements, l'Union européenne, et les acteurs de la société civile à refuser la tenue de ce sommet au Chili. Appelons les nations unies à déplacer la COP25 au siège de la convention sur le climat à Bonn. La lutte pour le climat ne se gagnera qu'avec les citoyens, jamais sans eux, surtout pas contre eux. Elle doit être démocratique et solidaire. Alors solidarité avec les Chiliens", affirme-t-il.

Le député insoumis Alexis Corbière a lui aussi appelé mardi la France à "suspendre sa participation à la COP25": "La France devrait suspendre sa participation à cette COP25 tant qu'il y a un couvre-feu à 19H00, tant que l'armée (...) est dans les rues", a-t-il estimé sur franceinfo. Cela ne suffirait "sans doute pas" à mettre un terme au conflit, "mais ce serait un élément de pression démocratique", a-t-il ajouté. Monsieur Corbière est également président du groupe d'amitié France-Chili à l'Assemblée nationale, en cela il a expliqué vouloir prendre "les choses par un premier bout, qu'on demande que la France se fasse entendre" bien que l'ONU et les "différents organismes internationaux" devraient "sans doute" s'exprimer auprès du président chilien Sebastian Piñera. Avec Jean-Luc Mélenchon, ils étaient présents lundi, au rassemblement en soutien au peuple chilien devant l'ambassade du Chili à Paris.

Le Parti socialiste a de son côté exprimé lundi, dans un communiqué "sa solidarité avec le peuple chilien, les forces politiques, syndicales et associatives qui tentent de s'engager dans un combat pacifique contre un système profondément inégalitaire".

Le Chili est le théâtre depuis six jours de violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants protestant contre l'augmentation des prix des transports. Ces affrontements ont fait 15 morts, selon un bilan annoncé mardi par le gouvernement.

Avec AFP.

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