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LE BRIEF

Journée sans achat, rassemblements anti-pesticides et un ours polaire affamé... Ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine

©DENIS MEYER / HANS LUCAS/AFP

Au programme de l'actualité durable cette semaine : lundi 1er octobre se tenait un premier boycott citoyen à la consommation à l'échelle nationale ; dans le même temps, un ours polaire affamé prenait ses quartiers place de la Bourse à Paris pour promouvoir l'investissement socialement responsable ; des rassemblements ont également commencé à s'organiser dans le cadre de l'Appel des coquelicots, pour demander la fin des pesticides. 

À la suite de la Marche pour le climat du 8 septembre, la journaliste Carol Galand décidait de lancer un mouvement citoyen visant à boycotter les entreprises et les multinationales ne s'engageant pas pour le respect de la planète. Une première journée sans achat était organisée lundi 1er octobre pour faire changer les pratiques des entreprises : 25 000 personnes ont indiqué y participer sur la page Facebook de l'événement. "Soyons les rois que nous avons oublié que nous sommes, et imposons nos règles avant que le climat ne nous impose les siennes, les nouvelles, celles qui ont changé parce que notre système n’a pas voulu l’entendre", est-il revendiqué sur la page de l'événement, qui compte devenir mensuel et s'accompagner de marches. ID vous a demandé votre avis sur ce boycott citoyen :

Retour sur le boycott citoyen du 1er octobre

Du côté de l'Appel des coquelicots...

...le mouvement s'organise. Les signataires de l'Appel ont été invités vendredi 5 octobre dès 18h30 à arborer leurs plus belles cocardes en forme de coquelicots et à se retrouver devant les mairies de leurs villes et de leurs villages pour "faire du bruit" et demander la fin des pesticides de synthèse en France. Pour rappel, le mouvement des coquelicots a été lancé officiellement le 12 septembre dernier dans le numéro spécial pesticides de Charlie Hebdo, par le journaliste spécialiste des questions environnementales Fabrice Nicolino. Ce dernier dit avoir "l'objectif, cinglé" de réunir au moins "cinq millions de soutiens en deux ans d'une mobilisation intense". Près de 500 événements étaient recensés sur la carte de l'appel à date de publication :

Voir en plein écran

Un ours polaire a atterri Place de la Bourse !

Dans le cadre de la Semaine de la finance responsable, la sculpture d'un ours polaire squelettique a atterri cette semaine Place de la Bourse et y a séjourné jusqu'au 3 octobre. Celle-ci faisait écho à la photographie d'un ours squelettique dans l'océan Arctique publiée par une photographe allemande sur sa page Facebook en août 2015, qui avait particulièrement ému le Web, devenant l'un des grands symboles du réchauffement climatique. Derrière cette opération, le Forum pour l'investissement responsable (FIR), qui souhaitait ainsi "sensibiliser les épargnants à l'investissement socialement responsable". 

Mais aussi...

-La plateforme anti-gaspi Too Good To Go a lancé cette semaine une pétition pour que la date de durabilité minimale (DDM) soit mieux comprise par les consommateurs : elle demande à tous les industriels de l'agroalimentaire une révision de la sémantique utilisée pour la désignation de cette DDM. Sa volonté : que soit ajoutée après cette DDM la mention "mais toujours bon après / mais aussi après", et limiter une fois de plus le gaspillage alimentaire. 

-L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME) ainsi que plusieurs associations environnementales dont les Amis de la Terre, Hop (Halte à l'obsolescence programmée) ou Zero Waste France ont critiqué cette semaine la décision du jury de déontologie publicitaire sur les publicités Cdiscount. Elles reprochent à ce jury de ne pas avoir condamné des messages incitant selon elles à la surconsommation.

À surveiller :

Lundi 8 octobre sera présenté un rapport spécial des experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) s'intéressant aux effets à venir d’une hausse de 1,5 °C des températures. Les délégués des États de l'ONU se penchent depuis lundi sur ce rapport en Corée du Sud.