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Wallonie : des bons d’achat proposés contre des canettes ramassées

©SOORACHET KHEAWHOM/Shutterstock

La Wallonie lance un projet pilote de collecte de canettes abandonnées sur la voie publique dans vingt-quatre de ses communes.

Les citoyens wallons participant à l’initiative se verront proposer cinq centimes par canette ramassée, soit des bons d’achats de cinq euros pour cent canettes. Cette prime sera entièrement financée par le secteur de l’emballage et le prix des canettes ne subira ainsi aucune augmentation. L’objectif est de "dissuader l’abandon de déchets dans la nature et réduire leur nombre en encourageant le ramassage des canettes abandonnées" peut-on lire sur le site de la région.

L’expérience, menée par la cellule Be WaPP (sous le label "Wallonie plus propre") s’étalera sur une durée de deux ans et concernera 24 communes, réunies en binômes. Deux systèmes différents seront testés alternativement au sein de chacun d’eux : un système de reprise manuel (effectué auprès d’un préposé communal) et un système de reprise automatisé, réalisée par des machines spécifiques

Favoriser les commerces de proximité

Les déposants devront au préalable s’inscrire sur la plateforme www.primeretour.be. sur laquelle les canettes seront comptabilisées et ils recevront par la suite leur bon d’achat par courrier postal. Ces bons d’achat seront utilisables dans des commerces locaux. La plateforme permettra également de localiser ces commerces, ainsi que les points de collecte des canettes.

La RTBF rapporte les propos de Didier Marchandise, responsable du service environnement de la commune d’Amay : "La première année, Nandrin a la machine pour la collecte, et nous, nous collectons manuellement. La seconde année, la machine sera installée ici à Amay. (...) La volonté est vraiment de privilégier le commerce amaytois. Actuellement, nous avons deux magasins qui sont intéressés sur Amay, mais j'imagine qu'avec le temps, d'autres seront intéressés".

Un premier bilan sera réalisé au bout d’un an pour établir une comparaison entre les deux systèmes, vérifier la fiabilité des machines, effectuer d’éventuels ajustements mais surtout pour évaluer l’impact du projet sur la propreté publique