Le recours au vrac des consommateurs français a cessé sa dégringolade causée par la crise Covid.
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Economie

Emballages : le vrac alimentaire a cessé sa chute, selon une étude

Le recours au vrac des consommateurs français a cessé sa dégringolade causée par la crise Covid, et certains produits jusqu'ici peu populaires ont conquis de nouveaux acheteurs, selon une étude du cabinet Nielsen IQ parue jeudi.

Alors que le pourcentage d'acheteurs baissait régulièrement depuis plusieurs années, il est très légèrement reparti à la hausse en 2025, 26 % des Français ayant procédé à des achats d'aliments en vrac contre 25 % l'année précédente, selon cette étude réalisée en ligne auprès de 5 000 personnes pour le réseau national Vrac et Réemploi, qui représente les entreprises du secteur.

La crise Covid de 2020 "a fait du mal au secteur", notamment "pour des raisons logistiques", a rappelé Célia Rennesson, directrice générale du réseau. Elle rappelle que la pandémie a entraîné des fermetures de magasins, et que dans les grandes surfaces, beaucoup d'employés ont fait valoir leur droit de retrait. En outre, alors que de nouveaux consommateurs commençaient à se mettre au vrac, nombre d'entre eux, compte tenu des craintes sanitaires, "se faisaient livrer leurs courses, donc, forcément, ce n'était pas du vrac", a souligné Mme Rennesson.

Le retour du vrac

Des produits jusqu'ici peu consommés en vrac ont connu des progressions sur l'année passée, comme les épices, consommés par 18 % des personnes interrogées (+3,5 points), les biscuits (14 %, +3,3 points), ou le café (13 %, +2,7 points). Le rebond observé l'an dernier de la consommation de produits bio, plus développés en vrac, est un bon signe, selon Mme Rennesson.

En outre, après cinq ans d'attente, un décret a été publié fin 2025, qui précise l'obligation prévue par la loi "Climat et résilience", pour les commerces de détail de plus de 400 mètres carré de consacrer au moins 20 % de leur surface de vente au vrac. Parmi les premiers freins à lever, le prix du vrac, qui paraît souvent plus élevé aux consommateurs par rapport aux produits emballés (32 % des répondants) et le fait de ne pas trouver tous les produits recherchés (27 % des répondants), selon l'étude.

Concernant le prix, la perception est un peu biaisée pour Mme Rennesson, compte tenu de la forte proportion de produits bio dans le vrac, plus chers que les produits conventionnels, mais vendus moins chers que leurs équivalents emballés, selon elle. Le développement du vrac constitue un des leviers pour limiter la pollution de l'environnement: la France consomme chaque 1,2 million de tonnes d'emballages plastiques.

Avec AFP.