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Vivre dans une tiny house : "un autre mode de vie, au plus près des choses simples"

©Anais Sybellas/ID

Aurélie Cloez nous raconte son changement de vie. Avec sa "tiny house", elle a opté pour un habitat mobile et autonome. 

Aurélie Cloez, son mari et ses deux enfants ont sauté le pas. Voilà maintenant presque huit mois qu'ils ont quitté leur appartement de 140 mètres carrés pour poser leurs bagages dans une tiny house. Il ont fait le choix d'un changement de vie complet pour se tourner vers un mode de consommation plus simple et autonome. Une forme de liberté qui ravit toute la famille. 

Où vivez-vous aujourd'hui ? 

Nous vivons dans une tiny house. C'est une petite maison en bois, sur remorque, de 24 mètres carrés. Nous sommes quatre dedans : mon mari, nos deux enfants et moi. Bientôt, nous allons acheter un camion de pompier pour tracter notre maison, ainsi qu'un filet de trampoline qui servira à relier les deux mezzanines, ce qui nous permettra d'avoir six mètres carrés de plus. 

Qu'est-ce qui vous a poussé à faire ce choix de vie ? 

Avant, nous vivions en location dans un appartement de 140 mètres carrés. À l'origine, nous voulions construire une double yourte. Finalement le projet a changé : mon mari s'est retrouvé au chômage, moi, j'ai vendu mon salon de coiffure, alors nous nous sommes demandés quel type d'habitation pourrait nous permettre d'être mobile et de trouver du travail facilement. La tiny house est un mode d'habitat qui ressemble à la yourte, dans le sens où il est autonome. Nous y sommes depuis septembre dernier. 

Il y a une forme de liberté dans ce mode de vie ? 

Oui. C'est un moyen d'être libre de ses mouvements. Nous n'avons pas envie de nous poser tout de suite : il faut en profiter tant que les enfants ne sont pas encore scolarisés. Pour l'instant, nous nous sommes déplacés une seule fois pour descendre dans le sud, mais nous avons un projet de voyage jusqu'en Mongolie

Nous allons certainement devoir prendre le statut de sans domicile fixe, et c’est bien dommage qu’il n’y ait pas de statut approprié."

Qu'est-ce qui a été le plus compliqué en passant de 140 à 24 mètres carrés ? 

Ce n'est pas vraiment le côté matériel qui nous a embêté. C'est plutôt le côté administratif : il est parfois difficile de savoir où se placer, comment, sur quel terrain se poser... C'est très compliqué de recevoir son courrier également ! Nous allons certainement devoir prendre le statut de sans domicile fixe, et c’est bien dommage qu’il n’y ait pas de statut approprié.

C’est aussi cette proximité avec la nature que nous recherchions."

Quels sont les points forts de cette nouvelle vie ?

Tout d’abord, les économies : nous sommes autonomes en électricité, nous avons une petite cuve à eau... C’est sûr que cela prend du temps, c’est un autre mode de vie. Mais c’est aussi cette proximité avec la nature que nous recherchions. On se retrouve au plus près des choses simples, et c’est aussi très bénéfique pour les enfants d’apprendre à vivre différemment.

Vous n’avez pas de regret ?

Aucun ! Il n’y a pas photo. On est beaucoup plus libres. Ce changement de vie faisait peur à notre entourage au début, certains ne comprenaient pas comment nous allions faire. Mais en réalité c’est tellement simple.

Anaïs Sybellas est partie à la rencontre de la famille Chloez, au début de leur changement de vie. Retrouvez leurs premiers pas dans la tiny house en vidéo : 

Tiny house : en route vers l'essentiel

Une interview réalisée en partenariat avec France Inter. Pour écouter la chronique Social Lab, cliquez ici