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QUESTION DE LA SEMAINE

Soldes : faut-il les liquider ?

Les soldes d'hiver ont commencé le mercredi 8 janvier et se terminent le mardi 4 février sur la majeure partie du territoire français.
©Pack-Shot/Shutterstock

Cette année raccourcis de deux semaines par la loi Pacte, les soldes d’hiver 2020 s’achèveront le 4 février après un mois. Entre prix "justes" et boycott, les soldes ont-ils leur place chez les enseignes dites "responsables" ?    

Depuis le 8 janvier dernier, les vitrines des magasins affichent leurs réductions en lettres d’or. Jusqu’au 4 février prochain, les consommateurs peuvent profiter de cette période de frénésie d’achats que représentent les soldes d’hiver. Écourtés par la loi Pacte, ils passent cette année des six semaines habituelles à seulement quatre et se terminent ainsi très prochainement, "à la demande des commerçants et des artisans pour que la période soit plus intense", a justifié la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher au début du mois.

En effet, si certains défenseurs de la cause environnementale pourraient voir en cette mesure une bonne nouvelle, pour Bercy, le but de l’opération est bel et bien de renforcer l’attractivité de cette période. "Concentrer les réductions de prix sur un temps plus court et renforcer leur impact", avait notamment plaidé le ministère des Finances. Alors que d’ordinaire, les démarques augmentaient crescendo de semaine en semaine, cette année dès les premiers jours, nombre de magasins affichaient déjà des pancartes à - 50 % sur leur vitrine.  

Cette semaine, ID vous a questionné sur vos comportements en cette période. Si la majorité d’entre vous a déclaré avoir choisi la seconde main, une autre partie dit avoir opté pour des soldes "justes"

Avez-vous fait abstraction des soldes cette année, ou opté pour des soldes plus justes ?

Choix

Des prix "justes", à quel prix ?

Selon une enquête menée par l’Observatoire de la société et de la consommation, pour 56 % des répondants, un prix juste se définit par un bon rapport qualité/prix, suivi de près par une bonne "rémunération des salariés" et la "protection de l’environnement" (52 %). Encore faut-il que ces prix ne soient pas illusoires. En 2018, la toile a épinglé plusieurs enseignes, accusées de gonfler leur prix juste avant les soldes : une pratique commerciale douteuse pour donner l'illusion d'une super promotion. À l’image du géant de la fast fashion "Zara", interpellé par une internaute.

Qui a remarqué que Zara se fout de la gueule de ses clients pour les soldes? En augmentant ses prix initiaux, puis en faisant passer le vrai prix de base pour un prix soldé.. normalou on est des cons pic.twitter.com/aRrHsDbepx

— ROME (@elodie_romy) January 10, 2018

Interrogée par La Parisienne, l'enseigne concernée a nié ce type de pratique : "Cette variation de prix est impossible chez nous. Nos prix initiaux présentent toujours une décimale à 95 centimes. Il s'agit certainement d'un montage. En boutique, c'est différent. Il peut y avoir de rares erreurs d'étiquetage entre les prix espagnols, mais l'erreur est humaine (...)", s'était-elle justifiée.

Enseignes responsables : soldes justes ou boycott

Face à cette fièvre acheteuse, certaines enseignes dites responsables doivent quant à elle s’adapter. Entre besoins marketing et valeurs écologiques, quels comportements adopter sans frôler la schizophrénie ? Si certaines ont fait le choix radical de ne pas participer aux soldes, d’autres ont opté pour des soldes "justes". Soit un prix affiché exact, un rabais raisonnable ou encore des déstockages...

À l’image du marketplace "Wedressfair", qui plaide pour des réductions sur des articles de fin de série : "Lorsque les marques éthiques que nous distribuons ont recours à des soldes, c’est toujours et uniquement dans le cadre de déstockages", indique l’entreprise. "Dans le cadre d’un compromis vertueux et exceptionnel, elles renoncent à une partie de leur marge, diminuent leurs prix pour sortir des étagères un produit de bonne qualité, et réinvestir dans une prochaine production toujours plus responsable. Nous respectons leurs impératifs économiques, et appliquons donc les remises décidées par nos marques, sans nulle intention d’inciter à la consommation. Dans tous les cas, ces différences de prix n'engagent en rien une baisse du salaire de quiconque sur la chaîne de production."

En attendant, reste l’option seconde main, privilégiée par une majorité des lecteurs d’ID (76 % des répondants). Occasion, location, upcycling, marché de la fripe... Pour les plus raisonnables, il est toujours possible d'éviter le neuf et de contourner la fast fashion, ses soldes et son règne de la surconsommation.

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