Chronique « Rien de neuf »

Rien de neuf en janvier : éviter la folie des soldes

©Nullplus/Shutterstock

L'association Zero Waste France a lancé le défi « Rien de neuf » en début d'année. L'objectif : n'acheter aucun objet neuf en 2018. Gaëlle, notre rédactrice en chef, a décidé de se lancer et de faire le point chaque mois sur son expérience. 

Je m’inscris. Je suis sur le point de cliquer pour participer au défi « Rien de neuf », mais d'un coup, j'hésite. Certes, je suis loin d'être une « hyperconsommatrice », mais un an sans rien acheter de neuf, ça risque d'être long quand même. Et surtout, les soldes commencent dans quelques jours, et je ne suis pas contre un peu de nouveauté dans mes placards...  Bon, je pourrais peut-être faire une entorse ou deux... Et je reprendrai le défi après les soldes. Dans ces conditions, c'est ok. Je clique. Enfin, ça c'est ce que je me disais jusqu'à ce que les autres journalistes de l'équipe me mettent explicitement au défi. Ca devient sérieux. Plus question d'échouer. Plus d'entorses au défi. Pour les soldes, il va falloir trouver un plan B.

Plan B

Ca tombe bien, ID a publié un article sur les alternatives aux soldes. Je suis briefée. Je vais pouvoir aller faire un tour sur l'Habibliothèque ou Ellscollection pour louer des vêtements. Sur Videdressing.com, Vinted ou Wallapop pour acheter d'occasion. Voire sur Labelemmaus, présenté comme l'alternative de la semaine par la newsletter hebdomadaire de Zero Waste France, qui porte le défi. Je me dirige finalement vers mon spot habituel. « Sissi Vide Dressing », une boutique montée par « Sissi », ou Siham, dans le 17e arrondissement de Paris. On y dépose les vêtements dont on ne veut plus qui sont triés et revendus dans la boutique. La sélection est rude, Sissi ne prend que les pièces qui sont encore en bon état, et assez stylées pour satisfaire l'exigence de ses clientes. Robes, pulls, pantalons, vestes, foulards, ceintures, chaussures. Les Petites, Sandro, Zara, Mango, Kenzo. Il y a de quoi faire. Après deux heures sur place, je repars avec deux robes, un pull et deux chemises. Budget : 94 euros. Le vendeur me félicite : à un euro près c'est le montant qu'il me devait pour les robes que j'avais déposées le mois dernier. Je n'ai même pas besoin de payer !

Réfléchir avant d'acheter

Ca me rassure sur mon petit élan frénétique d'achats. C'est vrai, la finalité du défi n'est pas de continuer à cumuler des choses, même d'occasion, mais plutôt de s'interroger sur l'utilité de l'objet que l'on convoite. Mes dernières acquisitions ne sont peut-être pas indispensables, mais au moins ça tourne dans mon armoire. Je revends ce que je ne porte plus, je donne à des associations ce que je ne vends pas. Et ce que je rachète vient en remplacement de l'ancien.

Parlant de besoins, deux de mes collants sont filés. Il faut vraiment que j'en rachète. Mais comment faire pour éviter le neuf ? Des collants déjà portés ? Ca ne me fait pas rêver. Et vu leur durée de vie -ils seraient portés deux à cinq fois avant d'être troués puis jetés- j'ai du mal à imaginer comment c'est possible. Je me renseigne sur le groupe Facebook « Le défi rien de neuf » créé pour l'occasion.  Sur Vinted, apparemment, on peut trouver des collants neufs, revendus par des personnes qui se sont trompées de taille. Je télécharge l'application pour me mettre en veille. En attendant de trouver mon bonheur, je regarde de plus près ce qu'il y a dans mes tiroirs. Tout au fond, des collants à motifs jamais portés. Ils étaient trop serrés, je crois. Enfin, pas tant que ça apparemment. Je me rends compte qu'ils sont même plutôt confortables, maintenant que j'ai pris le temps de les essayer. Est-ce que j’ai vraiment besoin d'en acheter des neufs ?

Le bilan de ce premier mois est positif. J'ai résisté aux soldes. Pour le moment. A suivre le mois prochain !