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Rue du Made in France : "les gens aiment consommer dans une démarche de développement durable"

Françoise Naudet et Virginie Millet, co-organisatrices de la Rue du Made in France.
©RueduMadeinFrance

Depuis le 15 mai, jusqu'au 15 juillet, la rue du Vertbois dans le troisième arrondissement parisien s'est transformée en "Rue du Made in France". Dans ce quartier, les huit boutiques éphémères présentes ne proposent que des produits "made in France".

Le Made in France a investi la rue du Vertbois dans le 3ème arrondissement parisien, le 15 mai dernier. Dans cette rue se concentrent huit boutiques éphémères et près de 120 marques éco-responsables, made in France. Un mois après le lancement et à mi-chemin de l'événement (la rue du Made in France dure jusqu'au 15 juillet), Françoise Naudet, co-organisatrice dresse un premier bilan. 

Arrivez-vous à identifier ce qui plaît aux gens ? 

Ce qui intéresse les clients, c'est de se rendre compte qu'il y a encore de la fabrication française et que cela génère des emplois. Les gens aiment aussi savoir qu'ils peuvent consommer dans une démarche de développement durable. Il y a également beaucoup de jeunes entrepreneurs qui se lancent dans cette voie et sont présents dans nos boutiques éphémères. Aussi, nous avons bénéficié d'une couverture médiatique importante, donc la plupart des gens qui viennent, c'est parce qu'ils ont entendu parler de l'initiative et y sont sensibles. Nous avons pas mal de traffic et les ventes se passent plutôt bien. 

En termes de prix, ce type d'opération est réservée à une clientèle plutôt fortunée ? 

Il est clair que de toute façon, lorsque l'on fabrique en France, les coûts de production sont plus élevés. Mais l'objectif était de proposer des objets du quotidien qui soient accessibles, donc nous sommes plutôt positionnés dans les prix du marché

Beaucoup de gens ont des doutes sur la certification du "Made in France"... Que leur répondez-vous ? 

Nous avons fait une sélection assez draconienne. Il y a des marques qui sont labellisées, certifiées "origine France garantie", il y a des entreprises du patrimoine vivant, ou encore des ateliers à visiter qui fabriquent sur place... Nous avons fait très attention à la sélection des marques. 

En termes de modèle économique, comment ça marche ? 

Nous avons loué les boutiques, de manière éphémère, à une même famille propriétaire. Ensuite, dans le prix de la location que nous avons facturé aux différentes marques, nous avons ajouté un budget pour la communication et la rémunération des organisatrices. Enfin, pour la plupart des marques (mis à part deux exceptions), la solution a été de se regrouper, soit au sein d'une boutique mutualisée, soit au sein d'un concept store.

Une interview réalisée en partenariat avec France Inter. Pour écouter la chronique Social Lab, cliquez ici