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Prix à la pompe : une nouvelle hausse attendue

©Khamkeo Vilaysing /Unsplash

Les prix à la pompe, déjà à des niveaux historiques, ont de fortes chances d'augmenter encore de quelques centimes cette semaine, dans le sillage des cours du brut, a estimé mercredi l'Union française des industries pétrolières (Ufip). 

"Les nouvelles ne sont pas bonnes", a déclaré le président de l'Ufip Olivier Gantois sur BFM Business. Les prix du pétrole, qui évoluent autour de 110 dollars, ont flambé à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Les prix des carburants vendus en France ont atteint de nouveaux records la semaine dernière, selon des chiffres officiels publiés lundi : 1,74 euro pour le gazole et 1,81 pour le sans plomb 95. Mais ce relevé "correspondait à un prix du baril vendredi dernier à 99 dollars, ça veut dire que depuis ces relevés, le prix a augmenté de 10 %, de 10 dollars par baril", a observé M. Gantois.

Les chiffres publiés par le gouvernement portent en effet sur une moyenne hebdomadaire publiée le vendredi. "Ça veut dire qu'il y a de très fortes chances, un risque, que les prix à la pompe augmentent en proportion, c'est à dire de quelques centimes par litre encore cette semaine alors qu'on était déjà dans des plus hauts historiques", a indiqué Olivier Gantois. "Si le baril augmente de dix dollars, on va avoir quelques centimes par litre d'augmentation", selon lui.

Les prix des carburants sont en hausse et atteignent régulièrement de nouveaux records depuis des semaines, dans le sillage des cours du pétrole. Leur flambée a été alimentée par la reprise économique mondiale et une offre toujours limitée des grands pays producteurs de pétrole. Cette tendance a été exacerbée après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie la semaine dernière. Les prix du gaz sont aussi en forte hausse, la référence européenne ayant atteint mercredi un sommet historique. "La situation est préoccupante", a jugé de son côté Nicolas de Warren, président de l'Uniden (Union des industries utilisatrices d'énergie). "On est probablement partis sur un tunnel de prix dans l'ordre de grandeur des prix actuels jusqu'au printemps 2023", a-t-il jugé. "Si l'embargo est décidé sur le gaz russe, il serait probable qu'on va devoir arrêter une partie de nos activités", "probablement de l'ordre de 20 à 30 %", a-t-il estimé.

Avec AFP. 

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