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Plastic Attack parisienne du 2 juin : "il devient vital de sortir de l'ère plastique"

©Aline Lima/Shutterstock

Le mouvement "Plastic Attack" prend de plus en plus d'ampleur dans le monde. Inspirée par ses voisins Britanniques, la France y prendra part pour la première fois le 2 juin prochain. À l'initiative de cette opération : Fanny Vismara, organisatrice de l'événement parisien. Rencontre.

Le collectif français de la "Plastic Attack" est sur le pied de guerre, en pleins préparatifs de l'opération du 2 juin : à cette occasion, les citoyens iront faire leurs courses habituelles, en laissant derrière eux tous les emballages superflus. Cette action pacifique et inédite dans l'Hexagone dénonce le suremballage et plaide pour la sortie de l'ère plastique. Explications de Fanny Vismara.

Qu’est-ce que la "Plastic Attack" ?

La "Plastic Attack" est un mouvement citoyen international qui a pour but de sensibiliser et responsabiliser les consommateurs pour qu'ils deviennent des "consom'acteurs". L'idée est de prendre conscience que nous pouvons agir, notamment en boycottant certains produits suremballés.

Comment se déroule une "Plastic Attack" ? 

Malgré le mot "attack", c'est un mouvement pacifique. La première chose que l'on fait en rentrant chez soi, après avoir fait ses courses, c'est de jeter tous les emballages qui ne se consomment pas. Le 2 juin, nous irons faire nos courses comme d'habitude, munis de bocaux en verre et de sacs réutilisables, et au moment du passage en caisse, nous laisserons sur place tous les emballages superflus.

D'où vient ce mouvement ? 

La première "Plastic Attack" a eu lieu à Bristol, en Angleterre. Au départ, ils étaient seulement 25 personnes, puis il y a eu un effet boule de neige dans le monde entier et le mouvement a pris de l'ampleur. Moi, je suis une citoyenne normale et j'ai voulu faire ma part. J'ai donc organisé la "Plastic Attack" parisienne. Pour l'heure, il y a déjà 28 villes un peu partout dans le monde qui se sont engagées pour l'opération du 2 juin. Mais ce chiffre ne cesse d'augmenter. 

Comment mettez-vous tout cela en place ? 

Nous rassemblons les citoyens sur Facebook, en créant des événements sur les différents groupes "Plastic Attack". Pour le moment, à Paris, nous avons 150 participants prévus, mais ça n'arrête pas d'augmenter. Je pense que l'on sera nombreux ! Pour ce qui est de l'organisation, nous sommes encore en train d'y réfléchir. Nous espérons pouvoir créer des partenariats intelligents avec les grandes surfaces : en Angleterre, la chaîne de supermarché Tesco s'est immédiatement associée au mouvement, en s'engageant à réduire ses emballages superflus. Nous aimerions la même chose en France et nous avons bon espoir puisque finalement, c'est aussi dans leur intérêt à eux.

Quel impact espérez-vous avoir avec ce mouvement ? 

Au delà de la sensibilisation du consommateur, l'idée est de faire réagir les distributeurs pour qu'ils réduisent leurs emballages. On veut aussi que les industriels, qui sont à la base de la chaîne, s'investissent et proposent des solutions alternatives au plastique ! À terme, l'idée est de réduire le suremballage et de sortir de l'ère plastique puisque ça commence à être vital... Nous préparons également une pétition que nous espérons faire remonter au Parlement européen, afin qu'il propose des solutions concrètes.

Une interview réalisée en partenariat avec France Inter. Pour écouter la chronique Social Lab, cliquez ici