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Légumineuses et protéines végétales sont sources d'énergie naturelles

Malgré leurs bienfaits, les légumineuses restent déficitaires en France.
©Piyaset/shutterstock

Le plan "protéines végétales", présenté mardi par le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie vise à développer une offre de produits locaux. Entre soja, tournesol et fèves, focus sur ce large éventail des protéines végétales qui s'offre aux consommateurs

Lentilles ou fèves, réunies sous le nom de légumineuses (ou légumes secs), nourrissent les humains. Soja ou luzerne sont consommés par les animaux. Et enfin colza, tournesol ou lin produisent des huiles. Les protéines végétales se divisent en trois grandes catégories.

En alimentation humaine, les légumineuses encouragées par le plan "protéines végétales", présenté mardi par le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie et visant à développer une offre de produits locaux en matière de légumes secs, vont des lentilles aux pois chiches en passant par les haricots, les petits pois, les pois cassés et les fèves. 

En alimentation animale, la liste est plus longue : elle comprend soja, pois, féverolle, lupin, luzerne, trèfle, sainfoin, lotier et vesce. Dans les oléagineux, le plan encourage les cultures de colza, de tournesol et de lin.

Vertus agronomiques et environnementales

Les légumineuses ont la particularité de combiner des taux élevés de protéines et des vertus agronomiques et environnementales, puisqu'elles fixent l'azote de l'air et stockent le carbone du sol, permettant ainsi de réduire l'utilisation d'intrants chimiques. La matière protéique peut être présente soit dans la graine, soit dans la plante elle-même comme dans les légumineuses fourragères (luzerne, trèfle, lotier et sainfoin).

Les animaux d'élevage sont les principaux consommateurs de protéines végétales : les ruminants (vaches, moutons, chèvres) ont un système digestif qui leur permet de tirer les protéines de l'herbe et des fourrages, tandis que les porcs et les volailles (granivores) consomment des graines.

En France, la consommation de légumes secs a été divisée par quatre en vingt ans, atteignant 1,7 kg par personne et par an contre 3,9 kg en moyenne européenne, selon le ministère de l'Agriculture et de l'alimentation. Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande d'augmenter la consommation de légumineuses (au moins deux fois par semaine), en raison de leur richesse en fibres.

Le plan présenté par le ministre de l'Agriculture vise ainsi à investir 100 millions d'euros afin de doubler d'ici à 2030 les surfaces plantées en protéines végétales et d'atteindre 8 % de la surface agricole utile française, soit 2 millions d'hectares.

Avec AFP.

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