QUESTION DU JOUR

Epiceries "anti-gaspi" : et si on achetait ces aliments destinés à la poubelle ?

10 % de la production serait écartée des réseaux conventionnels de distribution.
©SpeedKingz/Shutterstock

Une nouvelle épicerie "anti-gaspi" ouvrira ses portes début mai à Rennes : elle proposera aux consommateurs des aliments mis de côté par les circuits de distribution classiques.

Des épiceries en guerre contre le gaspillage alimentaire voient peu à peu le jour en France. Leur concept : proposer aux consommateurs des aliments déclassés et/ou invendus en raison d’un emballage abîmé, parce que leur période de promotion est terminée ou encore parce qu’ils sont "moches", notamment dans le cas des fruits et légumes. Parmi ces épiceries "anti-gaspi", citons Coup 2 Frais qui ouvrait ses portes à Pontivy en Bretagne en décembre dernier ou encore l’épicerie de déstockage La Fourmi à Lyon. La plateforme en ligne Place à la Nature propose quant à elle des réductions sur les produits catégorie "date courte".

Dans la même lignée, lundi 23 avril, le média Les Echos nous faisait part du lancement d’une nouvelle épicerie "anti-gaspi" de 300 m2 à Rennes, prévu le 2 mai. Les consommateurs retrouveront dans cette épicerie dénommée "NOUS" des produits parfaitement consommables que l’on ne pourrait pourtant pas acheter dans un supermarché classique. Au total, 10 % de la production serait écartée des réseaux conventionnels de distribution. Les fondateurs de "NOUS", Charles Lottman et Vincent Justin, nous expliquent plus en détails et en images pourquoi ces produits sont "refoulés" des réseaux classiques :

Capture écran Communiqué de presse "NOUS"

"NOUS" promet à une famille de quatre personnes une économie de 150 à 200 € par mois si elle fait ses courses dans cette épicerie "anti-gaspi". Les fondateurs ont confié aux Echos que leurs propres invendus seraient ensuite distribués à des associations et qu’ils comptaient par ailleurs ouvrir deux autres épiceries en Bretagne selon le succès de la première.

Ils rappellent que 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année dans l’Hexagone et que le gaspillage est responsable de 3 % de l’ensemble des émissions carbone en France, soit cinq fois celles du trafic aérien intérieur. Nous avons notre part de responsabilité en tant que consommateurs, puisque l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise et de l’Energie (Ademe) estime le gaspillage alimentaire au niveau national à plus de 20 kg par personne et par an.

Seriez-vous prêts à acheter les produits "moches" ou "abîmés" écartés des circuits de distribution ?

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