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INFO PARTENAIRE

Chaussures de trail, vestes de ski, pantalons de randonnée… Hardloop passe à la seconde main

©Pixabay / fermiart

Depuis sa création en 2015, Hardloop, spécialiste des sports de pleine nature, multiplie les initiatives durables. Dernière en date : la création d’un rayon de seconde main outdoor. 

Le secteur du sport de plein air fait aussi dans l’économie circulaire. Hardloop, entreprise française spécialisée dans le domaine, a lancé le 21 septembre son rayon de seconde main. Depuis son site internet, elle permet aux clients d’offrir une seconde vie à plusieurs centaines d’articles. Du trail au vélo en passant par la randonnée ou le ski, la boutique propose un vaste choix d’équipements : chaussures, pantalons, shorts, vestes, chaussettes, accessoires, etc. Au total, plus d’une cinquantaine de marques (Patagonia, Columbia, On Running, Salomon…) sont déjà disponibles.  

Identifiables grâce une étiquette verte sur laquelle est écrit "seconde main", les produits sont au préalable examinés par "l’équipe contrôle qualité" d’Hardloop, qui attribue un grade à chaque article en fonction de son état. Il en existe cinq au total : "neuf avec étiquettes", "neuf sans étiquettes", "très bon état", "bon état" et "satisfaisant". 

Acheter… et vendre ses produits 

Si Hardloop permet aux sportifs d’acheter des équipements d’occasion, elle leur offre également la possibilité d’en vendre. "Le processus est très simple", assure d’ailleurs Charlotte Durieux, Responsable Partenariats et Développement Durable chez Hardloop. "Nous avons une page dédiée à la vente de produits de seconde main sur notre site internet. Après la réalisation d’un premier devis adapté au produit, le service client prend contact avec la personne, lui transmet une étiquette afin que cette dernière envoie gratuitement ses vêtements dans notre dépôt. Une fois livrés, les produits sont examinés par nos agents de logistique, afin d’en attester l’état." Trois possibilités s’offrent alors au vendeur : il peut recevoir un virement en euro, bénéficier d’un bon d’achat pour sa prochaine commande sur Hardloop (produit de première ou seconde main) ou faire un don à une association agissant pour la protection de l’environnement.  

La seconde main, un enjeu majeur 

Avec cette nouvelle initiative, l’objectif d’Hardloop est simple : encourager l’achat d’occasion chez les amateurs de sport de plein air. "L’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les dérives du gaspillage et de la surconsommation est de réutiliser ses produits", rappelle Charlotte Durieux. "En constatant que de nombreux équipements sportifs dormaient dans des placards, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait quelque chose à faire. Si des sites comme LeBonCoin ou Vinted ont déjà passé le cap, il y a encore une place à prendre en CtoBtoC dans l’outdoor."

À cet objectif vient s’ajouter un désir de sensibilisation à l’égard des consommateurs. "Il est de la responsabilité de chacun de se demander avant d’acheter : 'ai-je vraiment besoin de ce produit ?'. Si la réponse est oui, la seconde question que nous devons nous poser est : 'le produit dont j’ai besoin existe-t-il en seconde main ?' Si ce n’est pas le cas, alors j’irai voir du côté de la première main". 

Si Hardloop reconnaît que la seconde main ne constituera pas l’essentiel de son chiffre d’affaires, l’entreprise basée à Annecy n’en demeure pas moins ambitieuse pour sa nouvelle catégorie : "Le but, c’est que ce rayon 'occasion' prenne une place significative au fur et à mesure des années. Nous espérons pouvoir redonner vie à 100 000 produits d’ici 2025."

Un engagement de longue date 

Pour la plateforme de e-commerce, cette nouvelle étape constitue une suite logique dans "sa lutte" contre le réchauffement climatique. "Pour nous, c’était vraiment le sens de l’histoire, puisque ce rayon seconde main s’inscrit dans la continuité de notre stratégie de réduction de nos émissions de CO2".  

Différentes actions ont déjà été mises en œuvre dans le cadre de cette stratégie. À titre d’exemple, l’entreprise utilisait 10 % de produits éco-conçus en 2021, 35 % en septembre 2022, et compte passer à 90 % en 2025. Elle fait également le choix d’une énergie verte, réalise un bilan carbone annuel et annonce réemployer plus de 12 000 cartons sur l’année 2022. Enfin, elle a révélé avoir atteint une compensation de 100 % de ses émissions de CO2, soit un peu plus de 485 000 kg.