es moustiques peuvent transmettre certaines maladies.
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Anti-moustiques naturels : quelles solutions sont vraiment efficaces ?

Chaque été, ils reviennent gâcher les soirées en terrasse et les nuits fenêtres ouvertes. Les moustiques, en plus d'être particulièrement agaçants, peuvent transmettre certaines maladies. Face aux répulsifs chimiques, de plus en plus de personnes se tournent vers des alternatives naturelles. Mais lesquelles fonctionnent réellement ?

Les insecticides et répulsifs vendus dans le commerce sont soumis à des évaluations strictes pour garantir leur efficacité. Mais sur le long terme, il est préférable de se tourner vers des alternatives plus naturelles. Les plantes aromatiques, les huiles essentielles ou encore certains remèdes traditionnels constituent alors des solutions, à condition de ne pas en surestimer leurs effets.

Les moustiques sont sensibles à certaines odeurs. La citronnelle est sans doute la plus connue, mais elle est loin d'être la seule. Lavande, basilic, menthe poivrée, géranium odorant, verveine, citronnelle, thym ou encore romarin dégagent des composés aromatiques qui peuvent perturber ces insectes.

Installées sur un balcon, une terrasse ou près des fenêtres, ces plantes contribuent à rendre les abords de la maison moins attractifs.

Les remèdes de grand-mère ont-ils fait leurs preuves ?

Depuis des générations, de nombreuses astuces sont utilisées pour éloigner les moustiques. Certaines présentent un intérêt, d'autres relèvent davantage des croyances populaires.

Les oranges ou citrons piqués de clous de girofle diffusent une odeur que les moustiques semblent peu apprécier. Le marc de café séché, lorsqu'il est brûlé en extérieur, produit une fumée susceptible de les éloigner temporairement. Quant au vinaigre blanc ou au vinaigre de cidre, ils peuvent être vaporisés autour des ouvertures, sans pour autant offrir une protection durable.

Autre solution parfois évoquée : froisser quelques feuilles de menthe ou de mélisse avant de les frotter sur la peau afin de profiter de leurs composés aromatiques. En revanche, les affirmations selon lesquelles manger de l'ail ou appliquer du monoï repousserait efficacement les moustiques ne sont pas étayées par des preuves scientifiques solides.

Les gestes les plus efficaces restent les plus simples

Au-delà des remèdes naturels, quelques habitudes permettent de limiter efficacement les piqûres.

La première consiste à supprimer toutes les eaux stagnantes autour du logement. Les moustiques y pondent leurs œufs et quelques centimètres d'eau suffisent à favoriser leur reproduction. Soucoupes de pots de fleurs, arrosoirs, seaux ou récupérateurs d'eau mal protégés doivent donc être régulièrement vidés ou couverts.

Porter des vêtements longs, amples et de couleur claire constitue également une protection efficace, notamment en soirée ou à proximité d'un point d'eau.

Les moustiquaires restent cependant la solution de référence. Installées aux fenêtres ou au-dessus des lits, elles empêchent les insectes d'entrer tout en permettant de laisser l’air circuler.

Autre allié parfois sous-estimé : le ventilateur. Les moustiques, peu à l'aise dans les courants d'air, peinent à voler lorsque l'air est en mouvement. Placé dans une chambre ou sur une terrasse, il peut donc réduire sensiblement leur présence.

Enfin, limiter les éclairages en soirée permet également de ne pas attirer inutilement les insectes autour de la maison, en particulier à proximité des portes et des fenêtres ouvertes.

Les pièges maison, une solution d'appoint

Les pièges fabriqués à partir d'une bouteille en plastique, d'eau, de sucre et de levure produisent du dioxyde de carbone, imitant ainsi la respiration humaine. Ils peuvent attirer certains moustiques, mais leur efficacité reste variable et ils ne remplacent pas les autres moyens de protection. Mal positionnés, ils peuvent même attirer davantage de moustiques à proximité de l'habitation.

Aucune solution naturelle ne garantit, à elle seule, une protection totale contre les moustiques. Les spécialistes recommandent plutôt de combiner plusieurs approches : éliminer les eaux stagnantes, installer des moustiquaires, porter des vêtements couvrants et utiliser un ventilateur lorsque cela est possible. Les plantes aromatiques et certains remèdes traditionnels peuvent compléter ces gestes, sans toutefois remplacer les répulsifs homologués dans les zones où les moustiques sont susceptibles de transmettre des maladies.