Selon Thierry Peterschmitt, la saison des fraises est terminée depuis fin juin ou début juillet, mais les plants ont produit à nouveau. Des remontées peuvent se produire en septembre, mais elles ne sont généralement pas récoltées, car les quantités sont trop faibles pour être rentables. Cette année, quelques centaines de kilos ont été ramassés en octobre. Les fraises sont vendues essentiellement en grande distribution, avec l’aide de sa famille.
Pourquoi des fraises en octobre
Le producteur alsacien explique cette récolte tardive par les conditions météorologiques de cette année, notamment les fortes chaleurs et le temps sec. Il évoque également les particularités de la plaine d’Alsace, où l’air est ventilé et les terres restent chaudes.
Selon lui, l’humidité et le brouillard habituellement présents en septembre favorisent la pourriture, les parasites et les limaces. Le temps particulièrement sec de cette année aurait limité ces phénomènes.
Thierry Peterschmitt considère cette récolte comme l’une des conséquences du changement climatique. Ce lien relève toutefois de son analyse : la présence de fraises en octobre ne suffit pas, à elle seule, à établir scientifiquement la cause de ce phénomène.
Un bilan agricole contrasté
Si cette récolte constitue une « chance » pour les fraisiculteurs, le producteur dresse un bilan plus difficile pour les autres productions de la région. Selon lui, les fortes chaleurs, particulièrement éprouvantes à partir du 15 juin, ont affecté les cultures estivales et les fruits d’automne, notamment les pommes.
Des inquiétudes pour le printemps prochain
Cette floraison automnale suscite des inquiétudes pour la prochaine saison. Thierry Peterschmitt craint qu’elle ne compromette une partie de la production du printemps prochain. Le producteur craint également que cette floraison ne fragilise les plants et ne réduise leur production au printemps.
Enfin, cette situation complique l’organisation de son activité. Il explique qu’il est difficile d’anticiper les besoins des plants et les emplois après la saison. Selon lui, ces faibles volumes de production restent difficiles à rentabiliser.