L'Europe va "inévitablement" connaître d'autres épisodes de chaleur extrême à l'avenir, a prévenu mercredi le président du Giec, Jim Skea, soulignant que le réchauffement actuel dans certaines régions ou les océans allait au-delà des prévisions des scientifiques.
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Climat

Canicule: l'Europe va "inévitablement" vivre plus d'épisodes de chaleur extrême, dit le président du Giec

L'Europe va "inévitablement" connaître d'autres épisodes de chaleur extrême à l'avenir, a prévenu mercredi le président du Giec, Jim Skea, soulignant que le réchauffement actuel dans certaines régions ou les océans allait au-delà des prévisions des scientifiques.

"Inévitablement, nous allons expérimenter plus de ce que l'on vient de vivre ces derniers jours", a dit lors d'une réunion avec des journalistes spécialisés le président du groupe d'experts sur le climat travaillant pour le compte de l'ONU.

"Le réchauffement des jours les plus chauds est supérieur au réchauffement des jours moyens. Il augmente dans une proportion de 50 à 100%. Donc si la planète se réchauffe de 2°C, le jour le plus chaud de l'année pourrait lui être de 3°C, voire 3,5°C plus chaud", a-t-il expliqué.

L'Europe de l'ouest connaît actuellement une vague caniculaire, avec des températures records enregistrées en France et une alerte rouge dans certaines régions du Royaume-Uni.

 Des températures record en Europe

Au moins 94 millions d'habitants en Europe devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée mercredi, selon les calculs de l'AFP, dont la majorité en France et en Espagne.

Cette canicule en Europe est "exactement le genre de chose que nous projetions depuis longtemps", a souligné Jim Skea.

"Les messages que je reçois de la part des chercheurs en sciences physiques indiquent que ce que nous sommes en train d'observer est à la limite de l'éventail des possibilités" envisagées par le Giec, a poursuivi le spécialiste en énergie durable.

"Mais je pense qu'il y a une nuance importante: certaines choses que nous observons à l'échelle régionale, ainsi que certains indicateurs océaniques plutôt qu'atmosphériques, montrent que nous avons dépassé cet éventail", a-t-il ajouté.

Avec AFP