Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Techno/Médias

Une appli participative pour traquer les équipements de pêche déchus sur les plages

Les filets abandonnés ou perdus dans les océans, continuent leurs captures pendant très longtemps.
©MOHAMED ABDULRAHEEM/shutterstock

L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a mis au point une application pour recenser le matériel de pêche abandonné sur les plages.

La lutte contre les engins de pêche déchus sur les plages est lancée sur Fish&Click. L'application mobile a été développée par l'Ifremer dans l’optique de réduire l’impact de la pollution plastique issue directement et indirectement de la pêche sur les habitats marins. Afin d’alimenter cet inventaire participatif, les utilisateurs devront se connecter à l’application, identifier le type d’objets aperçus et les signaler. "Renseignez la catégorie du matériel retrouvé et photographiez-le, si vous le pouvez, avant de le ramasser et de le jeter dans un bac à marée ou à la poubelle", demande Laetitia Miquerol, chargée de mission du programme Fish&Click à l’Ifremer, au micro de France Bleu.

Cette action fait partie du programme de recherche européen INDIGO qui a débuté en 2019 et qui prendra fin en 2023. Ce travail vise à recueillir des données autour des engins de pêche perdus ou jetés dans les océans. Ainsi, plongeurs, pêcheurs ou promeneurs sont invités à prendre part à cette étude."Plus il y aura d’observations recensées et mieux nous pourrons cartographier la répartition des engins perdus et proposer des solutions pour leur gestion", peut-on lire dans le communiqué. Cette cartographie sera utilisée pour dresser un premier bilan en Bretagne et en Normandie, afin de comprendre la répartition de la pollution plastique originaire de la pêche dans ces zones maritimes.  

La pêche fantôme

Dans une démarche de protection des océans, le projet INDIGO espère utiliser ces statistiques afin de développer des outils de pêche biodégradables, tout en réduisant de 3 % la quantité de plastique présente dans la zone de la manche. À noter qu'ils "représentent 27 % des déchets marins" et ont des conséquences néfastes sur l’écosystème maritime, notamment à travers le phénomène de la pêche fantôme. Selon l’OFB (l’Office français de la biodiversité), ces équipements "tels que les filets, continuent leurs captures pendant très longtemps. Différentes espèces peuvent être prises au piège inutilement et la décomposition de ces prises peut attirer des prédateurs qui seront à leur tour pris au piège".

Vous avez apprécié cette information ? Abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici !

 Pour aller plus loin et agir à votre échelle, découvrez notre guide « La mode éthique dans nos dressings ».

Au sommaire : interviews, quiz, conseils et astuces… 68 pages de solutions pour se mettre à la mode éthique ! 

Pour en savoir plus et commander votre guide, c’est par ici. 

Merci ! #TousActeurs. 

A lire aussi
Poster un commentaire
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
Déjà membre ? Je me connecte.
Je ne suis pas encore membre, Je crée mon compte.