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Techno/Médias

Stérilisateur d'eau solaire : des lycéens s'engagent pour l'accès à l'eau potable

©Agathe Palaizines/ID

Quatre élèves du lycée Pierre Termier de Grenoble se sont démarqués lors de la finale des Olympiades nationales des sciences de l'ingénieur. Leur stérilisateur d'eau solaire leur a permis de remporter le prix spécial de la création solidaire. Zoom sur cette invention sociale et durable.

Les grands locaux du siège Fanuc, à Lisses, dans l'Essonne, ont accueilli ce jeudi 17 mai la finale des Olympiades nationales des sciences de l'ingénieur. Les 60 meilleurs projets y ont été présentés par des élèves de première et terminale des filières S et ST2I, venus de la France entière. L'équipe grenobloise a attiré l'œil d'ID avec leur appareil : un stérilisateur d'eau solaire

Yoris, Antoine, Alexis et Thibault ont présenté leur invention durable et solidaire devant un jury attentif, ce qui leur a valu un prix spécial. Antoine résume le concept : "Nous avons mis au point un stérilisateur solaire autonome qui a vocation à apporter de l'eau potable dans des pays défavorisés". Si le projet ne leur a pas permis de monter les marches du podium, ils ont tout de même pu se consoler avec le prix spécial de la création solidaire. Explications dans leur vidéo de présentation : 

Un stérilisateur d'eau solaire autonome


Un voyage humanitaire inspirant au Cameroun 

Loin d'être un hasard, l'idée est née d'une expérience de terrain. Au détour d'un voyage humanitaire au Cameroun, les quatre élèves y ont constaté le manque cruel d'accès à l'eau potable. Au mois de novembre dernier, accompagnés de leur professeur Christophe Gautier, ils ont passé dix jours sur place à mettre au point un réseau électrique pour une école et un centre de santé. Les Français ont été les témoins d'un mode de vie "très différent du nôtre", expliquent Thibault et Yoris, aux côtés des écoliers camerounais qui "allaient chercher l'eau au village après les cours". Forts de cette expérience, ils sont revenus avec de nombreuses idées en tête pour contribuer à un monde meilleur. Idées qui les ont menés jusqu'en finale de ces Olympiades. "Déjà un beau parcours", souffle Alexis. 

Pour l'heure, l'appareil est encore en phase de test et les Grenoblois espèrent un jour pouvoir le mettre en service, même "s'il reste encore quelques mises au point à faire pour qu'il soit parfaitement utilisable", admet Antoine.