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Techno/Médias

5G : la situation dans les grandes villes françaises

Paris et Nantes ont lancé des consultations citoyennes sur la 5G.
©Matthieu Rondel / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Débat sur la 5G ou moratoire ? De Paris à Nantes, qui ont lancé des consultations citoyennes, en passant par Grenoble et Lille, davantage en faveur d'un moratoire, la prudence des élus locaux sur un déploiement rapide de la nouvelle génération de réseaux mobiles prend des formes différentes. État des lieux dans les grandes villes françaises.

Lille, Grenoble, Lyon : moratoire adopté ou à l'étude

A Lille, le conseil municipal a adopté mi-octobre un moratoire sur la 5G jusqu'à la publication prévue au printemps 2021 d'un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur le sujet.

Parce que nos doutes persistent tant du point de vue sanitaire que de la sobriété numérique sur le déploiement de la 5G, nous avons voté (...) un moratoire. Il est urgent d'attendre!", avait déclaré sur Twitter la maire Martine Aubry (PS).

A Grenoble, la ville administrée par Éric Piolle (EELV) a également adopté le 17 novembre un voeu pour un moratoire sur l'installation d'antennes 5G.

Il y est demandé au gouvernement de fixer un "cadre protecteur en matière de climat et de santé publique", de réduire les limites réglementaires de champs électromagnétiques, ou encore de demander aux opérateurs l'extinction des réseaux d'anciennes générations.

Dans l'attente, la ville de Grenoble continuera de rejeter toutes les demandes ou autorisations de travaux liées à la 5G, conformément aux conclusions de la Convention citoyenne sur le climat", a-t-elle précisé à l'AFP.

A Lyon, la position du maire écologiste de Grégory Doucet, qui souhaite un moratoire sur la 5G, "n'a pas bougé". "Un voeu en ce sens avait été posé lors d'un conseil municipal à l'automne", a indiqué lundi la mairie.

Bordeaux : fin de l'expérimentation de la 5G "haute fréquence"

La nouvelle majorité écologiste a décidé que Bordeaux ne participerait pas aux expérimentations de la 5G "haute fréquence" (sur la bande des 26 Ghz), contrairement à ce qui était prévu depuis un an.

Dans un "voeu" voté fin septembre, le conseil municipal ne réclamait pas explicitement de "moratoire" sur la 5G, contrairement à une motion votée peu avant par le conseil de Métropole (majorité PS-Verts).

Paris, Rennes, Nantes, Strasbourg : débats et conférences citoyennes

A Paris, une conférence citoyenne a été mise en place par la municipalité pour débattre et formuler des recommandations sur la 5G, mais sans les interroger sur leur volonté de son déploiement ou non. "Nous ferons un point au plus tard d'ici un an pour vous dire où nous en sommes et dire comment les différentes recommandations sont devenues des actes", s'est engagée mercredi la maire Anne Hidalgo (PS).

A Rennes, une "mission d'études sur la 5G", animée par un conseiller municipal, a également été installée mi-novembre et doit présenter ses recommandations au conseil municipal du 29 mars. Une série d'ateliers thématiques en visioconférence doit se poursuivre jusqu'à la mi-janvier. Parallèlement, les Rennais peuvent participer à une "consultation" en ligne en déposant des contributions sur un site internet jusqu'au 10 janvier.

Idem à Nantes, où le lancement d'un débat public en février et mars 2021 a été annoncé début décembre.

Je remercie les opérateurs qui ont pris leurs responsabilités en n'allumant pas la 5G à Nantes pour permettre un débat apaisé respectant toute la diversité des points de vue", a déclaré la maire Johanna Rolland (PS).

A Strasbourg, une table ronde virtuelle a rassemblé 168 internautes début décembre pour discuter de la 5G, selon les Dernières nouvelles d'Alsace. Le premier événement d'une série d'ateliers impliquant des citoyens, et qui donnera lieu au rendu d'une synthèse en janvier.

Marseille, Toulouse, Nice, Montpellier : réseau bienvenu

De Nice, première ville française couverte par le réseau mobile depuis fin novembre, à Marseille, en passant par Montpellier et Toulouse, la 5G n'a pas créé de remous. Dans l'agglomération toulousaine, 35 des 37 communes ont dit "oui" aux nouvelles antennes, plus petites et plus puissantes que celle du réseau 4G.

"Il n'y a pas eu d'opposition farouche, on a consulté les citoyens sur les nouveaux usages permis par cette innovation, la 5G, cela va renforcer l'attractivité de notre territoire", assure à l'AFP Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge de la transition numérique.

Avec AFP.

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