Le déclin démographique va entraîner une diminution des besoins en logements neufs à l'horizon 2050.
©Unsplash
Société

Logement : baisse des besoins d'ici 2050 avec le déclin démographique

Le déclin démographique va entraîner une diminution des besoins en logements neufs à l'horizon 2050, malgré une forte hausse de ménages sans enfants, selon une étude du cabinet Xerfi transmise à l'AFP mardi.

À cause de la baisse des besoins en logements neufs, les mises en chantier déclineront de près de 38 % en 2050, passant d'environ 360 000 par an dans les phases hautes récentes à environ 220 000 en 2050, selon cette étude. "La construction visera de moins en moins à étendre le parc et de plus en plus à le remplacer et à l'adapter face au risque climatique, qui pourrait représenter environ 5 % des besoins à l'horizon 2050", précise le communiqué.

Pour autant, la demande de "logements compacts" va augmenter, selon l'étude, notamment en zones urbaines et périurbaines. "Les structures d'une ou deux personnes, sans enfant, représenteront les trois quarts des ménages d'ici 2050", indique le communiqué. L'ensemble du pays sera concerné par cette diminution des besoins en logements neufs mais à différentes intensités en fonction des territoires, selon l'étude du cabinet Xerfi.

Les territoires ruraux en forte baisse

"Les façades atlantique et méditerranéenne, les grandes métropoles et leurs périphéries devraient mieux résister, portées par des soldes migratoires positifs et une attractivité résidentielle liée notamment aux zones littorales", détaille le communiqué. "À l'opposé, les territoires ruraux non périurbains, les anciennes zones industrielles du Nord et de l'Est et certains espaces du Centre enregistreront de fortes baisses", souligne-t-il.

En juin 2025, une étude du service des données et études statistiques (SDES) ministériel avait établi un besoin de 208 000 nouvelles résidences principales chaque année entre 2020 et 2030, puis 194 000 à créer d'ici 2050, prenant en compte plusieurs facteurs, dont la nette augmentation du nombre de ménages français. Le SDES ne s'était cependant pas aventuré à tabler sur un chiffre de constructions neuves nécessaires et la Fédération française du bâtiment s'en est chargé en octobre.

En partant de l'estimation la plus élevée du SDES (242 000 nouvelles résidences principales par an entre 2020 et 2030), la fédération a estimé qu'il faudrait construire un total de 8,8 millions de logements neufs d'ici 2050. La demande de surfaces tertiaires va également diminuer, selon l'étude du cabinet Xerfi, qui invoque "la baisse attendue d'environ deux millions d'actifs d'ici 2050" et "les situations de sur-offre" de ce marché.

Avec AFP.