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Social

Un plan d'un milliard d'euros pour l'économie sociale et solidaire jugé ''incomplet''

Une partie du budget de relance a été réservée au secteur de l'économie sociale et solidaire. Toutefois, cet effort est jugé insuffisant.
©Frederic Legrand-COMEO/shutterstock

Le plan de relance présenté jeudi dernier prévoit plus d'un milliard d'euros destinés à l'économie sociale et solidaire (ESS).

Soutien à l'emploi des jeunes ou à l'économie circulaire : le gouvernement estime à plus d'un milliard d'euros, sur les 100 milliards du plan de relance présenté jeudi, les fonds destinés à l'économie sociale et solidaire (ESS), un effort jugé cependant "incomplet" par les représentants du secteur. "En consacrant une partie du budget de relance au secteur de l'économie sociale et solidaire, c'est la France de 2030 qui se prépare, sur la base d'une économie plus durable et plus inclusive", a souligné dans un communiqué la secrétaire d'État chargée du dossier, Olivia Grégoire.

Le secteur de l'ESS, qui pèse 10% du PIB, emploie plus de deux millions de salariés dans ses cinq familles : associations, mutuelles, coopératives, fondations et entreprises sociales.

Favoriser l'insertion professionnelle des jeunes

Six cents millions d'euros bénéficieront notamment "aux structures de l'ESS qui favorisent l'insertion professionnelle des jeunes", dont 200 millions pour les "parcours emplois compétences" et 200 millions pour l'insertion par l'activité économique - des mesures qui - pour l'essentiel, avaient déjà été annoncées ces dernières semaines.

Par ailleurs, 300 millions seront mobilisés pour le développement de l'ESS via la Caisse des dépôts, et 230 millions via BPIFrance. Les associations de lutte contre la pauvreté bénéficieront de leur côté de 100 millions d'euros.

D'autres dispositifs inclus dans le Plan de relance - comme les fonds du "Ségur" de la Santé -, seront également mobilisables pour les entreprises de l'ESS. Mais les montants correspondant n'ont pas été additionnés au total d'un milliard, faute de pouvoir évaluer précisément quelle part de ces fonds seront effectivement consommés par les acteurs du secteur.

Des bonnes intentions mais un manque de cohérence !

Pour l'UDES, qui regroupe les employeurs de l'ESS, ces mesures vont "dans le bon sens" mais il manque un "vrai plan de développement d'ensemble" du secteur, ainsi qu'un "fonds d'investissement dédié". "Il y a des bonnes intentions, mais ça manque de visibilité et de cohérence globale. Le compte n'y est pas, nous sommes un peu déçus", a dit à l'AFP Sébastien Darrigrand, son délégué général.

De son côté le collectif "Alerte", qui regroupe 34 fédérations et associations de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, a déploré que "le gouvernement ait une nouvelle fois fait l'impasse sur les plus pauvres". 

"Le gouvernement a certes su proposer des solutions temporaires face à la crise, notamment concernant l'aide alimentaire, l'hébergement et des aides financières exceptionnelles pour les familles modestes et les jeunes étudiants sans ressources", relève le collectif. Cependant le plan de relance "ne comporte aucune mesure qui (...) garantisse un emploi stable et un revenu décent" aux jeunes de 15 à 30 ans, selon lui.

Avec AFP.

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