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Précarité étudiante : le Cnous gèle les loyers en 2020

Ici sur le campus de l'université de Nantes. La colère gronde dans de nombreux établissements : les étudiants protestent contre la précarité à laquelle ils font face.
©Jérémie Lusseau/Hans Lucas

Le 28 novembre dernier, le Cnous (Centre National des Œuvres universitaires et Scolaires) et le ministère de l'Enseignement supérieur ont annoncé le gel des prix des loyers étudiants pour l'année 2020, en réponse notamment à la gronde qui anime actuellement les universités. 

Le gouvernement veut calmer les esprits. Alors qu'un jeune lyonnais a tenté de s'immoler par le feu le 9 novembre dernier pour protester contre la précarité étudiante, le Cnous (Centre National des Œuvres universitaires et Scolaires) - avec le soutien du ministère de l'Enseignement supérieur - a annoncé le gel des prix des loyers étudiants pour l'année 2020. 

Dans un communiqué diffusé le 28 novembre dernier, le Cnous a souligné une mesure "tout à fait exceptionnelle" : le parc des 175 000 logements gérés par l'organisme ne verra donc aucun de ses prix flamber ce début d'année. "Le logement constitue le principal poste de dépenses et la difficulté majeure que peuvent rencontrer les étudiants et leurs familles", rappelle le même communiqué. "Les tarifs pratiqués par les Crous sont d’ores et déjà extrêmement bas au regard des prix du marché", fait-on savoir alors qu'une "chambre Crous revient à un étudiant à 100 euros, un studio entièrement équipé, entre 150 et 200 euros, sans autres charges aucune, une fois les aides au logement déduites". 


Les syndicats étudiants perplexes

Le syndicat étudiant Unef a de son côté salué la décision, estimant que "c'est un premier pas face à la précarité étudiante". Toutefois, celle-ci reste "largement insuffisante". L'Unef a également prévenu qu'il sera "vigilant quant à son application concrète dans les Crous". Dans son communiqué, le syndicat poursuit : "Ce gel est parcellaire car il ne concerne pas les résidences étudiantes du Crous détenues par les bailleurs sociaux (...) De plus, il est insuffisant car il ne garantit pas une amélioration de nos conditions de vie mais seulement une non-augmentation de nos dépenses de logement".


Même son de cloche du côté de la Fage. Orlane François, à la tête de ce syndicat étudiant, a souligné auprès de Franceinfo que c'était "une très bonne chose que cela aboutisse mais il faut désormais aller beaucoup plus loin", ajoutant notamment : "on demande un investissement immédiat pour revaloriser les montants des bourses, puis, dans un futur proche on demande une vraie réforme du système de bourses et plus généralement des aides sociales pour les étudiants". Pour l'heure, les discussions se poursuivent avec les organisations étudiantes, attendues à Matignon et à l'Elysée dans les prochains jours. 

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